Dans une correspondance en date du 27 janvier 2026, émanant du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, le juge d’instruction Walther W. Voltaire a demandé à l’Inspecteur général en chef de la Police nationale d’Haïti, Frédéric Leconte, de prendre les dispositions nécessaires afin que Philippe Jovin, ex-Directeur central administratif (DCA), et Rameau Normil, ancien Directeur général de la PNH, comparaissent devant sa Chambre d’instruction criminelle.
Selon cette lettre, les deux anciens responsables policiers étaient convoqués pour les lundi 2 et mardi 3 février 2026 à 11 heures du matin, dans le cadre d’une instruction portant notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs et de vente illégale de cartouches de la PNH à des gangs armés.
L’interrogatoire, selon le juge, serait « indispensable à l’avancement de l’instruction ».
Toutefois, contacté par notre rédaction, Me Youvens Phanor, l’un des avocats de Rameau Normil, a précisé que son client ne se trouve pas actuellement sur le territoire haïtien.
« M. Rameau Normil est actuellement à l’étranger. Il ne peut donc pas répondre à cette convocation dans l’immédiat », a déclaré l’avocat.
Me Phanor conteste également les bases mêmes de la procédure engagée contre son client. Selon lui, aucun rapport officiel de la Police nationale d’Haïti ne fait état d’une perte ou d’un détournement de munitions.
« Il n’existe aucun rapport signé signalant une perte de cartouches. Les responsables du stock de munitions de la PNH ne sont pas au courant d’un tel incident et l’ont clairement indiqué au juge dès les premières audiences », affirme-t-il.
L’avocat souligne aussi qu’aucune procédure interne n’a été enclenchée et qu’aucun document n’existe au niveau de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
« Dans ce type de situation, la procédure est strictement encadrée. Or, aucun rapport n’a été transmis, ni à la hiérarchie policière ni à la DCPJ », ajoute Me Phanor.
Par ailleurs, la défense estime que cette action judiciaire aurait été engagée après certaines déclarations publiques de Byron Odigé, ce qui, selon elle, soulève des interrogations sur les véritables motivations du dossier.
« Nous constatons que cette procédure a été initiée après des déclarations médiatiques. Cela pose un sérieux problème quant à son opportunité et à son impartialité », soutient l’avocat.
Pour la défense de Rameau Normil, ces éléments démontrent l’absence de fondement juridique solide et appellent au respect strict des droits de l’ancien directeur général de la PNH.
Notre rédaction continue de suivre l’évolution de ce dossier.
La rédaction
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