Le Quotidien 509

Plus de prévisions: Meteo a 25 jours

25 juin 2024

Suivez-nous

Démission de Dominique Dupuy : Le Conseil Présidentiel de transition dans l’impasse

Dominique Dupuy @IG

Dans une vidéo tournée en boucle sur les réseaux sociaux, Dominique Dupuy, la dernière représentante du regroupement politique EDE/RED et Compromis historique au sein du Conseil Présidentiel de Transition, démissionne. Dans un message clair et précis, avec le verbe poignant qui la caractérise, Madame Dupuy, également représentante permanente d’Haïti à l’Unesco, a remercié la structure politique qui avait fait choix d’elle. Elle continuera à faire son plaidoyer pour Haïti au sein de l’Unesco et dans d’autres projets. Fille du Cap-Haïtien (département du Nord d’Haïti), elle a rappelé avec fierté, pour le public et ses détracteurs, l’engagement de sa famille dans l’histoire du pays.

Dominique Dupuy a préféré laisser la table pour avoir subi des propos sexistes et injurieux, des violences verbales à son égard ainsi que des menaces. Certains de ces détracteurs ont aussi ajouté le fait qu’elle ait 34 ans et non 35 ans accomplis. Un non-sens pour elle car la Caricom n’avait fait aucune exigence du genre et aucun autre critère pour faire partie du Conseil présidentiel de transition n’a été exigé, si ce n’est ceux qui sont clairement stipulés dans la déclaration du 11 Mars 2024 de la CARICOM. Des conditions qui auraient dû être exigées en aval.

Aujourd’hui, il serait donc important de se demander si tous les “candidats” répondent au vœu de la constitution haïtienne en ce qui concerne l’article 135.

ARTICLE 135:

Pour être élu Président de la République d’Haïti, il faut:

a) être haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité;

b) être âgé de trente-cinq (35) ans accomplis au jour des élections;

c) jouir de ses droits civils et politiques et n’avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour crime de droit commun;

d) être propriétaire en Haïti d’un immeuble au moins et avoir dans le pays une résidence habituelle;

e) résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives avant la date des élections;

f) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics.

Cette préoccupation portant sur l’âge de Dominique, oblige à revoir la déclaration de la CARICOM dans toute sa portée juridique maintenant et oblige des éclaircissements. Les membres du Conseil présidentiel de transition seront-ils des Présidents d’Haïti de fait ?  Le pays aura t’il donc 7 présidents avec tous les avantages dus au rang et titre ?. Ou bien le président retenu devra t-il uniquement répondre aux obligations de l’article 135 de la constitution haïtienne.

Ou du moins s’agit-il déjà d’un processus d’élimination car plusieurs pensaient que le choix du Président du Conseil de transition allait se porter sur Dominique Dupuy, l’unique femme du Conseil. Le pouvoir allait donc retourner aux jovenelistes (EDE/RED et compromis historique) par représentation.

Entre temps, le Conseil présidentiel de transition est toujours dans l’impasse. Le vetting des membres est en train de se faire par les Etats-Unis selon le média Métronome. À tout moment, il peut y avoir des changements de noms, et chaque nom proposé doit être analysé, donc du temps supplémentaire.

Peut-être que le B des Américains est déjà en cuisson ? Quel avenir a ce Conseil de présidentiel de transition ? Pour combien de temps Ariel Henry restera-t’il aux commandes à distance via X et Facebook ou Zoom, de la Californie étant, après Porto Rico. Ariel a simplement promis de démissionner à l’installation du Conseil présidentiel de transition et le choix d’un premier ministre de transition.

Depuis le 29 Février 2024, le chaos se creuse à Port-au-Prince, malgré les efforts considérables de la Police Nationale d’Haïti pour maintenir les assauts des gangs.

De son côté, la République dominicaine ne souhaite pas recevoir de réfugiés haïtiens, les hélicoptères ne peuvent non plus embarquer des passagers ayant un passeport haïtien pour transiter vers ce pays selon Miami Herald.

Les haïtiens sont livrés à eux-mêmes aujourd’hui. Conséquence du manque de leadership et de volonté, pendant trois ans d’un gouvernement de facto qui a eu l’entier support de la communauté internationale.

La rédaction

Partagez ceci avec vos proches: