Port-au-Prince, 28 janvier 2026. Lors d’une assemblée générale réunissant, le 27 janvier, les partis politiques et organisations affiliés, le MORN, par la voix de son président, le Dr Jean Palerme Mathurin, a déclaré l’échec du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du gouvernement, estimant que ces structures n’ont pas été en mesure de répondre aux attentes de la population, notamment en matière de sécurité et de gouvernance.
Selon le Dr Mathurin, le MORN regroupe actuellement 87 partis politiques et plus de 3 000 organisations, dont les positions convergent vers la nécessité d’un leadership politique fondé sur la concertation, en vue de parvenir à un nouvel accord politique inclusif. Le mouvement plaide pour la mise en place d’un exécutif bicéphale, composé de personnalités jugées crédibles, non corrompues, non associées aux gangs armés et capables de restaurer la confiance publique.
Dans cette perspective, le MORN propose que le président de cet exécutif soit issu soit de la Cour de cassation, soit du secteur politique, de la société civile ou du CPT, à condition qu’il s’agisse d’une personnalité consensuelle et peu conflictuelle. Le mouvement exige également le départ du Premier ministre, qu’il tient pour coresponsable de l’échec de la transition.
La question sécuritaire occupe une place centrale dans les revendications du MORN. Le mouvement exige des mesures urgentes pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, dans un contexte marqué par la persistance de la violence armée et l’affaiblissement de l’autorité de l’État.
Le coordonnateur national du MORN, Jonas Légerme, a pour sa part confirmé que les organisations affiliées observent depuis 40 jours un mouvement de mobilisation, lequel doit s’achever le 7 février 2026. Dans ce cadre, un rassemblement est annoncé pour ce vendredi au parc Midoré, à Delmas 33, à partir de 10 heures du matin.
Plusieurs figures politiques ont également pris position lors de cette rencontre. L’ancien sénateur Dieupie Chérubin a réclamé le départ du CPT et du gouvernement, estimant que les deux structures ont échoué. Tout en précisant ne pas défendre le CPT, il a insisté sur la nécessité de leur remplacement par un nouvel exécutif bicéphale composé de personnalités honnêtes et crédibles.
De son côté, l’ingénieur Joseph Junior Michel, représentant du parti Fierté Nationale d’Haïti, a plaidé pour une transition de courte durée afin de sortir rapidement de la crise, tout en excluant le Conseil présidentiel de transition de toute solution future.
Selon les responsables du MORN, ces positions reflètent la ligne commune de l’ensemble des partis politiques et organisations affiliés, déterminés à peser sur le débat national à l’approche du 7 février, dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales.
Ronald André
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp


