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17 juin 2024

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Le déploiement de la force multinationale pourrait être, à nouveau, reporté

ByLe Quotidien 509

22 mai 2024
UN soldiers from Brazilian Battalion 2 (BraBatt 2) patrol in Port-au-Prince August 11, 2011. Brazilian Defense Minister Celso Amorim is considering a withdrawal of the peacekeepers from the United Nations Mission for Stabilization in Haiti (MINUSTAH), citing a slowdown in the Brazilian economy. Picture taken August 11, 2011. REUTERS/Swoan Parker (HAITI - Tags: POLITICS MILITARY)

La mission multinationale qui devait être déployée cette semaine en Haïti pour combattre les gangs armés, pourrait être, une nouvelle fois, reportée. On parle du début du mois de juin. Selon un responsable américain ayant requis l’anonymat, ce report pourrait être dû au retard dans l’achat de véhicules blindés et d’hélicoptères pouvant effectuer des évacuations médicales.

Alors que les haïtiens s’attendaient au déploiement cette semaine de la mission multinationale, il est possible qu’il soit reporté. Un officiel américain évoque, sous le couvert de l’anonymat, un retard dans l’achat de véhicules blindés et d’hélicoptères équipés pour les évacuations médicales serait la raison principale.

Nous avons appris que l’équipe kényane actuellement dans le pays aurait constaté, selon le journal américain, qu’Haïti manque de véhicules blindés pour le déplacement des troupes, mais également de radios et d’équipements de communication.

La mission a besoin d’hélicoptères pour évacuer les potentielles victimes.

« Un retard dans l’acquisition de véhicules blindés et d’hélicoptères équipés pour les évacuations médicales pourrait repousser le déploiement au début du mois de juin », lit-on dans le Miami Herald, citant un responsable américain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour discuter des détails sensibles de la mission.

Ce dernier a souligné que le Kenya, qui doit prendre le leadership de la mission, s’est mis d’accord avec le gouvernement haïtien sur les règles d’engagement du personnel de sécurité, qui pourrait faire face à une opposition farouche de la part des gangs haïtiens bien armés qui ont pris le contrôle de la capitale du pays et submergé la police locale.

« L’accord n’a pas encore été mis par écrit ni soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies, condition préalable au démarrage de la mission multinationale de sécurité », ajoute le journal.

Les assistants du Capitole informés de la question ont également déclaré qu’ils s’attendaient à ce que le déploiement soit retardé. « Aux dernières nouvelles que nous avons entendues, ce n’est pas possible » à la fin de la semaine, a déclaré un conseiller du Congrès, qui a requis l’anonymat pour s’exprimer ouvertement sur la question.

« Une délégation de six membres du Kenya arrivée à Port-au-Prince lundi, le jour même de l’arrivée de Ruto à Atlanta, a constaté qu’Haïti manquait d’équipement pour accueillir un déploiement de policiers », ajoute le journal américain.

La mission doit encore se procurer des hélicoptères pour évacuer les blessés potentiels du pays, où des dizaines d’hôpitaux ont été détruits ou pillés depuis le 29 février, lorsque des gangs se sont unis pour renverser le gouvernement.

 “Nous parlons de véhicules, d’armes et d’autres choses dont ils auront besoin dès le départ”, a déclaré l’assistant du Congrès. « Et tout cela n’a pas été obtenu. La plupart des éléments ont été rassemblés à partir d’une poignée de sources différentes.

La Rédaction

Avec Miami Herald