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Jimmy Chérizier “Barbecue” déclare que les armes se tairont quand Viv Ansanm sera représenté sur la table du Dialogue 

30 mars 2024

Dans un entretien à la chaîne britannique Sky News, Jimmy Chérizier alias Barbecue, représentant de la coalition de groupes armés et gangs en Haïti, Viv ansanm et G9 Famille et Alliés s’est dit prêt à dialoguer.  

Alors que les gangs sèment la terreur dans le pays depuis des mois et ont obtenu le départ du Premier ministre Ariel Henry, c’est l’une des première fois que Barbecue évoque clairement une telle possibilité. Son équipe est prêt au Dialogue mais avec des gens qui portent réellement Haïti dans leur cœur et non avec les membres du Conseil présidentiel qu’il estime être des gardiens du système d’exclusion dans le pays. 

Fusil mitrailleur en bandoulière entouré d’hommes armés et masqués… Jimmy Chérizier, dit « Barbecue », déroule dans cetteO interview à Sky News un argumentaire bien rodé déclare RFI. L’ancien policier qui se présente comme un révolutionnaire se dit ouvert à la négociation : « On est pour le dialogue. Mais la classe politique haïtienne ne veut pas dialoguer ».

« Tout ce qu’elle veut, c’est préserver le système actuel », tance-t-il. « Nous, on est prêts à étudier toutes les solutions du moment que tous les Haïtiens ont leur mot à dire. On est prêts à discuter avec tout le monde parce qu’on n’est pas fiers de ce qui se passe dans le pays. Mais les armes ne se tairont que le moment venu. Et tant que nous n’aurons pas une place à la table des négociations, le pays ne connaîtra pas la paix », dit-il.

Une table à laquelle ne doivent pas siéger les membres du conseil présidentiel de transition, précise Jimmy Chérizier. 

Depuis le départ le 28 Février 2024 pour une réunion de la Caricom en Guyane suivi de son voyage au Kenya pour finaliser l’accord bilatéral pour le déploiement des policiers kenyans dans le cadre de la mission multinationale d’appui à la sécurité  supportée par les nations unies, c’est la chaos total à Port-au-Prince. Les gangs ont libéré les prisonniers des deux grands centres carcéraux du pays, l’aéroport international Toussaint Louverture  et le Port de Port-au-Prince ont été attaqués, des hôpitaux et des écoles n’ont pas été épargnés, certains ont même été brûlés. Des entreprises ont été pillées…. Empêché d’entrer en Haïti, Ariel Henry, de Porto Rico étant a promis le 11 Mars de démissionner à l’installation d’un Conseil présidentiel de transition. 

Ce dernier est notamment chargé d’élire en son sein un président et de nommer un nouveau Premier ministre selon la déclaration finale du document publié par la CARICOM. Il a promis, dans son premier communiqué, de restaurer « l’ordre public et démocratique ».

Non à la force multinationale

Sur le sujet de la force multinationale dirigée par le Kenya, là encore, Jimmy Chérizier a affiché un « non » catégorique. « Si des policiers ou des soldats kényans viennent ici, je les considèrerai comme des agresseurs, des envahisseurs. Il est hors de question qu’on collabore avec des envahisseurs qui veulent nous priver de notre indépendance », a tranché l’homme.

Le chef de gang, qui s’affiche en défenseur des pauvres, clame que la solution doit venir du peuple haïtien. Tant que ce ne sera pas le cas, il continuera à semer le chaos dans son pays.

Avec RFI et Sky News. 

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