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Crise sécuritaire en Haïti : l’OEA sollicite l’appui des Etats membres à la police nationale

ByLe Quotidien 509

3 avril 2024

L’Organisation des Etats Américains (OEA) exhorte les Etats membres à soutenir la Police Nationale d’Haïti (PNH). Le Conseil permanent de l’organisation hémisphérique s’est réuni ce mercredi à Washington, au lendemain d’une nouvelle journée marquée par des affrontements entre les forces de l’ordre et des bandits armés.

Lors de la réunion tenue ce mercredi à Washington, l’Organisation des Etats Américains a approuvé une résolution appelant les pays de la région, les Etats membres, à apporter leur soutien aux forces de l’ordre d’Haïti pour les aider à rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays.

L’OEA demande à ses membres de fournir, dans la mesure du possible et sur la base de leur législation nationale, « un soutien immédiat et adéquat aux forces de sécurité haïtiennes pour restaurer les conditions de paix et de stabilité. »

Cette résolution plaide également en faveur du « démantèlement des gangs criminels et à la fourniture urgente d’une aide humanitaire, le cas échéant. »

Le Conseil permanent de l’OEA demande à la communauté internationale de « Continuer à soutenir Haïti dans sa transition démocratique ». Cela se fera, selon l’OEA, à travers une assistance financière, une expertise technique et des contributions à la mission multinationale de sécurité devant être déployée dans le pays.

L’organisation hémisphérique affirme noter la décision du premier ministre Ariel Henry de démissionner dès que le Conseil présidentiel aura été créé et que le nouveau président aura été nommé. Elle en profite pour réaffirmer son souhait de voir les élections législatives et présidentielles inclusives, libres, équitables et crédibles, organisées dans le pays.

Participant à cette rencontre, le représentant d’Haïti, Léon Charles, a évoqué la détérioration complète de la situation. Il a notamment parlé des gangs armés qui contrôlent une bonne partie du territoire, notamment dans le département de l’Ouest.

« Si nous n’agissons pas immédiatement, la catastrophe sera totale », a-t-il souligné.

La Rédaction