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BRH à la loupe : Programme BIDEN et ses conséquences néfastes pour le système bancaire

ByLe Quotidien 509

11 juin 2024

En 2023, l’aggravation du climat d’insécurité a continué d’entraver la libre circulation des facteurs de production et des biens. Avec la hausse de près de 122 % des cas d’enlèvement (selon l’ONU) comparée à 2022, les programmes de regroupement familial, tel celui du « Humanitarian Parole » (programme Biden), devenus plus attractifs, ont marqué un tournant dans la vague de migration et sont désormais la principale voie vers une amélioration des conditions de vie. 

Ce mouvement migratoire a eu des conséquences néfastes sur les ressources humaines de la plupart des entreprises et institutions du pays. Afin d’évaluer le taux de déperdition des cadres du système bancaire en 2023, la BRH a dressé un rapport des mouvements du personnel au moyen des informations recueillies auprès des institutions bancaires. Selon les données collectées, les pertes en ressources humaines, tous motifs confondus, d’octobre 2022 à décembre 2023, sont évaluées à plus de 626 employés.

Parmi eux, on compte jusqu’à 155 cadres d’une banque d’État et 136 d’une institution privée, ce qui représente respectivement 25 % et 22 % du total des départs au niveau du système bancaire. Le nombre de départs mensuels affiche une tendance cumulative à la hausse d’octobre 2022 à décembre 2023. En effet, le nombre de cadres démissionnaires du système bancaire a atteint vingt (20) en octobre 2022 et cent trente-cinq (135) en avril 2023. L’analyse des cas de démission, en tenant compte de la hiérarchie, révèle que le système a perdu des cadres à tous les niveaux, depuis les agents de sécurité jusqu’aux directeurs de départements.

Cette investigation a aussi porté sur les motifs de départ des employés, notamment ceux qui avaient bénéficié du programme humanitaire mis en place par le gouvernement américain. Il faut souligner qu’au moment de la collecte des informations, les responsables des ressources humaines des institutions ont mentionné la difficulté d’identifier les départs pour raison d’émigration. D’une manière générale, les employés démissionnaires évitent d’être précis quant au motif de leur départ. Ainsi, trois (3) parmi les huit (8) banques du système nous ont fourni uniquement le nombre de départs sans en préciser le motif. Conséquemment, ces départs ont été enregistrés sous le motif général de « démission ». Sur les six cent vingt-six (626) départs recensés sur la période, cent quatre-vingt-six (186) ont précisé qu’ils ont laissé leur poste pour émigrer aux États-Unis ou au Canada, tandis que deux cent cinquante-cinq (255) employés ont remis leur démission sans motif.

BRH à la Loupe