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13 juin 2024

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12 janvier 2010 -12 janvier 2024 ( Poème dédié à mon pays)

ByLe Quotidien 509

13 janvier 2024

12 janvier 2010, il est presque 5 heures et la « vie se vit » comme à l’ordinaire :

Les gens vaquent à leurs occupations sans penser que les prochaines minutes » seraient meurtrières

14 ans depuis que la terre a tremblé plus fort que jadis

Et depuis lors bien des gens sont obligés d’habiter des taudis

Nous nous souvenons de ces « Je suis bien » sur les réseaux sociaux

Ou encore de ces personnes qui demandaient à leurs proches d’envoyer des signaux

Parce qu’elles étaient inquiètes et avaient soif de nouvelles

En effet, le silence après ce désastre dit naturel

Signifiait naturellement que la personne était portée disparue

Et il fallait absolument sortir pour sillonner les rues

Pour, malheureusement, se rendre compte que sous les décombres

Les victimes étaient en grand nombre

Certains gémissaient et demandaient de l’aide

C’était une occasion de voir qu’entre haïtiens, c’est possible l’entraide

En effet, les survivants de toutes couches sociales se sont mis ensemble

Ils tiraient des corps des débris, sortaient des gens encore en vie

Mais d’autres n’ont pas eu cette chance de survie

Les lourds pans de bétons les avaient meurtris

 Médecins, ingénieurs, professionnels de différents domaines… religieux ont péri

Des familles entières, des sœurs, des frères, des oncles, des tantes, des voisins, des amis

Ont essayé sans succès de se libérer, ils ont utilisé toute leur énergie

Mais hélas ! Certains sont restés piégés sous ces gros morceaux de ciment

Comme des oiseaux pris dans les filets de l’oiseleur !

Ces bétons armés leur ont servi de sépultures.

Était-ce mieux de rester là ou d’être enlevés de là

Était-ce digne d’être ramassés, comme de vulgaires objets- à la pelle

Et jetés dans un camion les uns sur les autres, pêle-mêle

Pour être transportés vers une demeure inconnue

Où les chiens et les autres animaux qui y évoluent

Sont contents de déchiqueter les cadavres… ils se régalent et assouvissent leur faim.

Des gens se sentent obligés de réagir devant la douleur

Certaines maisons se transforment en centre de santé

D’autres en maisons d’accueil où  les repas sont servis à la communauté

Des hôpitaux de campagne sont montés en hâte par les gens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur

Mais en face de tout cet appareillage de secours on distingue quand même des profiteurs

Beaucoup d’argent a été collecté pour assister Haïti qui faisait face à ce péril   

Et presque tous les fonds ont été détournés par des personnages vils

L’argent pour la reconstruction d’Haïti a été empoché par des magouilleurs

Et parmi eux on compte des « nationaux » et aussi des « internationaux », tous des voleurs

Que dire du dirigeant d’alors ? « my palace collapsed » Voilà… ses seuls mots

 Les médias pendant longtemps ne parlaient que d’Haïti

Et les images troublantes et traumatisantes présentées, projetées faisaient l’effet de graffitis

On dirait que les grandes chaînes de télévision avaient une mission

Quelle était -elle ? Nous ne le savons pas et ne le saurons peut -être jamais

Mais ce que nous pouvons dire est : Ils n’ont pas mis autant d’ardeur à rechercher les mauvais larrons

Qui étaient si enthousiastes à diriger le projet de construction du pays

Mais qui, une fois en possession des fortes sommes, sont devenus « marrons »

Haïti, est toujours sous les décombres 14 ans après

Les gangsters à cravates et à sapates sont là tout près

Ils ont juré de faire disparaitre tout samaritain qui se présenterait

Car Haïti, cette perle rare que le pays était

Ne leur profite que quand il est laid

Haïti, tu peux pleurer maintenant, verse tes chaudes larmes

Dieu, de tes yeux, essuiera un jour, toute larme

Ne te laisse pas abattre cependant, résiste aux forces ténébreuses

Tes épreuves ne sont pas plus grandes que ta force car cette dernière est mystérieuse

Ne crains pas si aujourd’hui tu traverses les vallées de la mort

Car le jour ou tu prendras ton bâton pour de bon tu seras plus que vainqueur car tu es fort

Haïti … Cher Haïti… Tu n’es pas fragile …. Tu as été et resteras toujours habile.

 Dr. Winie Edugène Robin

camelotlancelot@yahoo.com

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