Port-au-Prince, le 15 juin 2026. Lors d’une intervention devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, réuni à Genève, le responsable onusien a dressé un tableau alarmant de la situation en Haïti. Il a notamment dénoncé la montée en puissance des gangs armés et les nombreuses violations des droits humains enregistrées dans plusieurs régions du pays.
Volker Türk estime que l’absence de réponses judiciaires adéquates contribue à renforcer l’influence de ces groupes criminels. Selon lui, la lutte contre l’impunité demeure un enjeu majeur pour rétablir l’ordre public et protéger les citoyens. Il a ainsi plaidé en faveur d’un renforcement du système judiciaire ainsi que des institutions étatiques chargées de faire respecter la loi.
Le Haut-Commissaire a par ailleurs évoqué la mise en place de la Force de répression des gangs (FRG), une structure appelée à jouer un rôle accru dans les opérations de sécurité et à accompagner la transition vers une prise en charge progressive des missions actuellement assurées par la Mission multinationale d’appui à la sécurité sous leadership kényan.
Pendant ce temps, la région métropolitaine de Port-au-Prince demeure fortement affectée par l’insécurité. De nombreux secteurs restent sous l’emprise de groupes armés, alors que les populations civiles continuent de subir les conséquences directes de la violence, notamment les déplacements forcés, les enlèvements et les attaques répétées.
Face à l’ampleur de la crise, les organisations de défense des droits humains multiplient les appels à l’action. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, tandis que les autorités haïtiennes tentent de reprendre le contrôle des territoires dominés par les gangs et de rétablir un climat de sécurité.
Ronald André
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