Port-au-Prince, 16 février 2026. Créée dans le quartier de Solino, dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, la structure affirme avoir concentré ses actions sur l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection sociale. Sa coordonnatrice, Guirlène Sesadieux, a présenté un état des lieux des initiatives conduites depuis la fondation de l’institution, mettant en avant l’accompagnement de centaines d’enfants confrontés à des situations de grande précarité.
L’organisation indique également intervenir auprès des familles et des communautés afin de prévenir les ruptures sociales. Elle se positionne notamment contre le phénomène du « restavèk », qu’elle qualifie de système d’exploitation infantile. Selon ses responsables, le maintien des enfants dans leur environnement familial demeure une priorité pour éviter leur placement en domesticité.
Au fil des années, la fondation rapporte avoir développé plusieurs dispositifs de formation professionnelle et soutenu des jeunes dans leur parcours académique, y compris au niveau universitaire. Pour marquer cet anniversaire, une nouvelle bourse d’études destinée aux étudiants en sciences sociales a été annoncée. L’objectif affiché est d’encourager la recherche sur les dynamiques sociales et les transformations qui traversent le pays.
Lors de son intervention, la coordonnatrice a aussi interpellé les pouvoirs publics sur la situation des mineurs exposés à la violence et à l’instabilité économique. Elle estime que l’aggravation de ces facteurs fragilise davantage les enfants et accentue les inégalités sociales.
Cet appel s’inscrit dans un contexte où UNICEF a récemment signalé une augmentation des risques de recrutement des mineurs par des groupes armés. La Fondation Zanmi Timoun prévient qu’en l’absence de mesures adaptées, ces menaces pourraient s’intensifier.
Ronald André
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