Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, Jean-Philippe Brun, a comparu ce vendredi 6 septembre 2025 à la Cour d’Appel de Port-au-Prince, à l’invitation du juge Noé Massillon Pierre-Louis. Sa présence s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur un vaste trafic d’armes et de munitions dans lequel l’Église Épiscopale d’Haïti est mise en cause.
Selon des sources proches du dossier, M. Brun n’est pas directement impliqué dans cette affaire. Toutefois, la justice sollicite de la Digicel la transmission de relevés téléphoniques susceptibles de faire progresser l’enquête. Or, l’entreprise aurait jusqu’ici manifesté des réticences à fournir ces données sensibles.
En début d’après-midi, la Digicel a publié un avis précisant que son dirigeant avait été invité « uniquement en qualité de donneur de renseignements dans le cadre d’une enquête en cours ». Elle insiste sur le fait qu’aucune mise en cause ne pèse ni sur la compagnie ni sur son PDG, tout en réaffirmant sa volonté de collaborer. L’opérateur téléphonique assure qu’il transmettra les informations réclamées, mais « dans le strict respect des procédures établies ».
Au-delà de cette affaire, la position de la Digicel alimente de nombreuses critiques. Déjà accusée de fournir un service médiocre à des tarifs jugés trop élevés, la compagnie est aujourd’hui pointée du doigt pour sa prudence jugée excessive. Plus d’un se demande si une meilleure coopération des opérateurs de téléphonie mobile avec les autorités n’aurait pas permis de freiner la montée en puissance du banditisme, notamment en facilitant la localisation des criminels et la traque de leurs réseaux.
La rédaction
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