Le coordonnateur du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17), l’inspecteur divisionnaire Garry Jean-Baptiste, appelle les policiers de la région métropolitaine à se mobiliser à partir du lundi 27 avril pour exiger la libération de quatre de leurs collègues, actuellement placés en garde à vue.

Selon les déclarations du responsable syndical, ces policiers sont incarcérés au commissariat de Delmas 33 depuis le 14 avril, après avoir été entendus par les autorités.
Ils avaient été interpellés à la suite d’une intervention survenue le samedi 11 avril, au cours de laquelle ils poursuivaient un véhicule signalé dans une alerte d’enlèvement.
Garry Jean-Baptiste dénonce une détention qu’il qualifie d’«arbitraire», affirmant qu’aucun dossier formel n’existe contre les agents, ni au niveau de l’Inspection générale de la PNH ni auprès de la justice. « Nos collègues sont emprisonnés sans raison valable », soutient-il.
Face à cette situation, il exhorte les policiers, en particulier ceux affectés dans au commissariat de Port-au-Prince, où sont affectés les agents en détention, à se lever pour réclamer leur libération immédiate.
Le coordonnateur du SPNH-17 met également en cause le directeur départemental de l’Ouest 1 (DDO-1), l’inspecteur divisionnaire Yvon Cantave, qu’il accuse d’être à l’origine de cette décision. Il critique vivement sa gestion sécuritaire, l’accusant notamment d’inaction face à la criminalité, tout en s’en prenant aux policiers intègre.
Le syndicaliste annonce avoir engagé, avec le soutien des familles des policiers détenus, une procédure judiciaire contre l’inspecteur Cantave, en sollicitant les services d’un cabinet d’avocats pour porter plainte.
Il s’interroge sur le leadership du directeur général ai de la PNH, Vladimir Paraison, et sa capacité à diriger l’institution.
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