Port-au-Prince, 7 février 2026. Pour marquer la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, Smith Augustin a publié sur X un long message d’adieu, soigneusement rédigé, mêlant gratitude, leçons de morale et appels à l’engagement citoyen.
Dans ce discours, l’ancien membre du CPT se présente en intellectuel incompris, victime de campagnes de dénigrement, défenseur de la République et artisan discret de grandes réformes. Il revendique des avancées diplomatiques, universitaires et judiciaires, tout en promettant un retour paisible à la vie académique.
Un tableau presque parfait, à une nuance près : la réalité.
Car derrière la prose solennelle, le bilan reste lourdement encombré. Les soupçons de corruption à la BNC, son emprise sur l’appareil diplomatique, son interpellation en République dominicaine à la veille de son mariage, ses retournements politiques et son célèbre « patriotique tarif » continuent de hanter sa carrière.
À lire son message, on pourrait croire à un parcours exemplaire, entravé uniquement par l’injustice et l’incompréhension. Dans l’opinion publique, pourtant, le souvenir est moins flatteur : celui d’un acteur central d’une transition chaotique, incapable de rassurer ni de convaincre.
Smith Augustin quitte donc le CPT la tête haute, le verbe assuré et la conscience proclamée tranquille. Reste à savoir si l’Histoire retiendra ses discours… ou ses contradictions.
La rédaction
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