Le gouvernement dominicain traverse une séquence politique marquée par trois décisions majeures touchant à la sécurité, à l’éducation et à la gestion migratoire, des domaines qui restent au cœur des tensions internes et régionales.
Dans le champ judiciaire, les autorités ont confirmé l’extradition vers Porto Rico de Miguel Isaac Miguel Jiménez, alias « Tico Tico », recherché pour meurtre au premier degré, port illégal d’armes à feu et trafic d’armes. L’opération a été conduite par la Procuraduría General de la República (PGR) et la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD), avec l’appui du U.S. Marshals Service. L’extradition, exécutée depuis l’aéroport international Las Américas, s’inscrit dans le cadre d’un décret présidentiel et d’une coopération judiciaire renforcée entre la République dominicaine et les États-Unis.
Sur le plan institutionnel, le président Luis Abinader a relancé un chantier majeur : la fusion du Minerd (Ministère de l’Éducation) et du Mescyt (Ministère de l’Enseignement supérieur, des sciences et de la technologie). Cette réforme, structurée autour du décret 309-26, met en place une Commission exécutive pour la transformation éducative, chargée de poser les bases d’un système éducatif unifié couvrant de la petite enfance à l’université. Le projet, déjà évoqué en 2024 puis suspendu face aux protestations syndicales et universitaires, revient au centre du débat public. L’ADP, la Faprouasd et plusieurs recteurs universitaires dénoncent un manque de concertation, tandis que le gouvernement défend une vision « intégrale » du système éducatif visant à améliorer la cohérence institutionnelle et la gouvernance du secteur.
Enfin, dans le domaine de la santé publique et de la migration, les hôpitaux dominicains enregistrent une baisse notable des accouchements de femmes haïtiennes après l’application d’un protocole renforcé dans 33 centres hospitaliers publics. Ce dispositif impose des vérifications de documents d’identité, de résidence et de statut migratoire. Les données hospitalières indiquent une diminution significative de la présence de patientes étrangères, passant d’environ un tiers des accouchements en 2025 à environ 16 % en 2026 dans certains établissements majeurs comme la maternité San Lorenzo de Los Mina. Les autorités affirment que ces mesures ont permis de réduire la saturation des services et d’améliorer la disponibilité des ressources médicales pour les patientes locales, tandis que les organisations de défense des droits humains continuent de surveiller l’impact du protocole sur l’accès aux soins.
Soraya Ades.
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