En 2022-2023, le Canada voulait “prendre le leadership” du dossier haïtien pour gérer la crise sécuritaire et ses conséquences humanitaires. Sanctions à gogo, conférences à Ottawa, à Paris, à Kingston… et au final ? C’est Nairobi et la CARICOM qui reçoivent l’appel. Ariel Henry est lâché en plein vol pour faire place au fameux CPT “sept têtes, neuf queues” façon créature mythologique.
Les États-Unis, voyant le ballon diplomatique filer, descendent sur le terrain et mettent le Canada sur le banc :
“Donnez-nous ça, on sait dribbler mieux que tout le monde !”
Résultat : Groupes des Personnalités Eminentes (GPE) de la CARICOM, mission kényane “made in USA”, et l’Équateur en porte-plume officiel pour donner un vernis multilatéral au tout, avec le conseiller de sécurité à la manœuvre. Pendant ce temps, Mélanie Joly, du Canada, rappelle ses 400 millions de dollars pour Haïti :
“Si je dois rester sur le banc, plus de décaissement !”
(Même si l’argent continue de transiter par l’ONU et les organismes canadiens.)
2024 : Biden perd les élections. Trump débarque façon coach de NFL :
“On ne peut pas gérer Haïti tout seul, mais on va quand même imposer notre stratégie ! Plus de USAID, plus de visas, plus de voyages, plus de listes… Oui, mettons-les sur la liste des terroristes et, si possible, un petit classement ‘narco-trafic’ pour l’ambiance !”
Pendant ce temps, la mission kényane se transforme petit à petit en force de répression anti-gang… cette fois-ci les portes plumes du dossier au conseil de sécurité des Nations sont les Etats-Unis (bien sûr) et le Panama …..mais les armes, elles, continuent d’entrer comme du sirop d’érable — non pas du Canada — mais via la République dominicaine, les États-Unis eux-mêmes et quelques pays de la CARICOM, Jamaïque comprise. Le Venezuela et la Colombie sont aussi dans la danse, entre narco-trafic et trafic d’armes.
Les USA annoncent fièrement 835 millions de dollars d’appui financier et matériel à la MMAS (sans compter les 248 millions déjà versés à la PNH depuis 2021, dixit l’ambassadeur américain en Haïti, M. Wooster).
Dans le secteur privé haïtien, on commence à trembler :
“Sanctions incoming… préparez vos comptes offshore !”
Charles-Édouard Montel
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