Port-au-Prince, le 31 Janvier 2026 — Visé par des sanctions américaines, Leslie Voltaire a réagi sur X à travers une déclaration publique dans laquelle il met en avant la dignité nationale, le dialogue politique et la recherche d’une solution haïtienne à la crise.
Dans son message, l’acteur politique affirme s’appuyer sur « sajès laj mwen banm epi ak fòs istwa peyi m charye » (« la sagesse que m’a donnée l’âge et la force de l’histoire que porte mon pays ») pour affronter la situation. Il estime que « yon peyi pa tonbe sèlman lè yon fòs etranje anvayi l, men li tonbe tout bon lè laperèz ranplase kouraj kay chak grenn sitwayen » (« un pays ne tombe pas seulement lorsqu’une force étrangère l’envahit, mais surtout lorsque la peur remplace le courage dans le cœur de chaque citoyen »).
Leslie Voltaire dit assumer ses responsabilités dans la construction de l’avenir du pays, en particulier pour la jeunesse. « Mwen aksepte pran responsabilite pou m kite pou jèn yo, yon nasyon kote se jistis k ap taye banda, kote sekirite pa yon bagay yo wè nan dòmi, kote òpotinite fè mikalaw, e kote yo ka viv ak diyite papa Desalin te ba yo a » (« J’accepte de prendre la responsabilité de léguer aux jeunes une nation où la justice prévaut, où la sécurité n’est pas un privilège, où les opportunités sont accessibles et où ils peuvent vivre dans la dignité léguée par Dessalines »), a-t-il déclaré.
Il met ainsi l’accent sur la nécessité de renforcer l’État de droit, la sécurité publique et l’égalité des chances.
Dans sa déclaration, Leslie Voltaire se présente comme un partisan du dialogue et du consensus. « Mwen se yon nonm dyalòg, mwen kwè nan chita pale, nan konsansis » (« Je suis un homme de dialogue, je crois à la concertation et au consensus »), affirme-t-il.
Il ajoute vouloir « geri zo ki kase nan kolòn vètebral nasyon an » (« guérir les fractures qui affaiblissent la colonne vertébrale de la nation ») et indique poursuivre les discussions avec les forces politiques afin de « rasanble pozisyon yo epi pwoteje sa ki esansyèl yo » (« rapprocher les positions et protéger l’essentiel »).
Concernant les sanctions américaines et la perte éventuelle de visa, l’intéressé relativise leur impact personnel. « Pèdi yon viza pa ebranle m » (« perdre un visa ne m’ébranle pas »), déclare-t-il.
Il ajoute que ce qui pourrait réellement l’inquiéter serait de voir son pays perdre « libète l, souverènte l ak diyite l » (« sa liberté, sa souveraineté et sa dignité »), ainsi que sa capacité « pou l ka gade rès mond lan nan je » (« à regarder le reste du monde dans les yeux »).
Selon lui, tant que certains citoyens partagent sa vision, « Ayiti ap toujou rete vivan, lib e ki gen diyite » (« Haïti restera toujours vivant, libre et digne »).
À l’approche du 7 février, date symbolique de la vie politique haïtienne, Leslie Voltaire appelle à une mobilisation collective. « An n pran desizyon ansanm, pou n ekri yon solisyon ayisyen, louvri chimen pou bon jan eleksyon demokratik » (« Prenons ensemble des décisions pour écrire une solution haïtienne et ouvrir la voie à de véritables élections démocratiques »), lance-t-il.
Il invite également à « montre mond lan, diyite yon pèp ka repouse tout vye van presyon » (« montrer au monde que la dignité d’un peuple peut résister à toutes les pressions »).
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par des sanctions internationales, une insécurité persistante et des débats autour de la transition politique et du calendrier électoral.
La rédaction
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