La note de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) confirme que son ancien coordonnateur Edgard Leblanc Fils, fait partie des deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) récemment sanctionnés par le Département d’Etat américain. Mais l’organisation qualifie cette sanction de non fondée et de fantaisiste.
L’OPL déplore que ces sanctions ont été prises par le simple fait que les concernés ont osé prendre une décision politique dans I‘exercice de leur fonction et qui ne plaît pas aux américains.
L’OPL affirme reconnaître que le pays est en crise, que la coopération internationale, plus que jamais, est un précieux besoin qui puisse l’aider à en sortir et que l’aide américaine à Haïti n’est pas négligeable.
Elle admet que la place des États-Unis dans le continent américain lui confère également une responsabilité de veiller à la stabilité des pays qui lui sont proches.
Néanmoins, le parti souligne que rien n’autorise Washington à s’interférer directement dans les affaires internes d’Haïti qui, rappelle-t-il, a écrit son histoire avec tant de gloire.
« La liberté de décision politique en Haïti revient aux Haïtiens depuis 1803 », écrit l’ancien député Kétel Jean-Philippe, coordonnateur a.i de l’OPL.
L’organisation s’insurge contre toute menace, tout marchandage politique démesuré, à l’encontre des conseillers-présidents en violation des principes diplomatiques régissant les rapports entre pays, notamment la Convention de Vienne.
Pour l’OPL, l’ingérence américaine s’apprête à criminaliser tous les acteurs politiques haïtiens qui ne digèrent pas son dictat. Aussi, le parti réaffirme sa solidarité envers son ancien coordonnateur général et ancien sénateur Leblanc, aujourd’hui membre du CPT.
L’OPL dénonce également la tentative du gouvernement américain d’associer le conseiller-président Leblanc au mouvement des gangs qui terrorisent le pays depuis bien des temps.
Pour l’OPL, il s’agit d’une banalisation des actes terroristes et d’un refus américain de contribuer réellement à leur endiguement.
Le parti reconnaît le droit de l’administration américaine de reprendre le visa de courtoisie qu’elle avait octroyé à M. Leblanc à un certain moment de la durée mais il souligne que s’attaquer à sa réputation et à son honneur répond à une logique de marchandage politique qu’il qualifie de répugnante.
L’OPL n’avait pourtant pas dénoncé l’ingérence américaine lors de la formation du CPT, en avril 2024.
Dodeley Orélus
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