La révocation de Hans Ludwig Joseph de la tête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique.

L’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant estime que cette décision, bien que tardive, constitue une étape importante, tout en appelant les autorités à engager une réforme profonde de l’institution afin de restaurer sa crédibilité.
Dans une déclaration publiée sur son compte X, Jean-Henry Céant affirme « donner acte » à l’État haïtien de la révocation de l’ancien directeur général de l’ULCC.
Il soutient toutefois que cette mesure intervient avec retard et réaffirme les accusations qu’il avait déjà formulées à l’encontre de Hans Ludwig Joseph, qu’il qualifie de « maître-chanteur » et d’« opérateur » ayant contribué à détourner l’institution de sa mission première.
Pour l’ancien chef du gouvernement, l’ULCC ne doit plus être instrumentalisée au profit d’intérêts personnels ou d’ambitions individuelles.
Sans citer de nom, il évoque également de supposés liens de proximité entre l’ex-directeur et « un certain ambassadeur », estimant que de telles influences n’ont pas leur place au sein d’un organisme chargé de combattre la corruption.
Jean-Henry Céant invite le gouvernement en place à faire preuve d’une vigilance accrue dans les réformes à venir.
Selon lui, la lutte contre la corruption ne pourra produire des résultats durables que si les institutions de contrôle sont réellement indépendantes, fortes et exclusivement consacrées à la défense de l’intérêt général, dans le strict respect de la loi.
L’ancien Premier ministre formule enfin une demande précise : il réclame la publication de la déclaration de patrimoine de sortie de Hans Ludwig Joseph, ainsi que de sa déclaration d’entrée en fonction, si celle-ci existe.
Une exigence qu’il présente comme un test de transparence et de redevabilité pour les responsables appelés à exercer des fonctions publiques sensibles.
Cette prise de position relance le débat sur la gouvernance des institutions de contrôle en Haïti.
Au-delà du changement de direction à l’ULCC, plusieurs observateurs estiment que le véritable défi réside désormais dans la capacité des autorités à garantir l’indépendance de l’institution et à renforcer la confiance du public dans la lutte contre la corruption.
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp


