Port-au-Prince, 26 janvier 2026. Rendue publique lundi sur les réseaux sociaux, la correspondance met en garde contre toute décision précipitée dans un contexte que Me Céant qualifie de particulièrement fragile sur le plan institutionnel. « La situation que traverse le pays ne se prête ni à la légèreté, ni aux improvisations, ni aux jeux d’influence », écrit-il, appelant les autorités de transition à mesurer la portée de leurs actes.
L’ancien chef du gouvernement rappelle que toute décision relative au départ du Premier ministre doit se conformer strictement au cadre légal en vigueur.
Selon lui, une résolution adoptée par le Conseil présidentiel de transition ne peut produire d’effets juridiques qu’à compter de sa publication au Moniteur, le journal officiel de la République. Il souligne que cette procédure relève exclusivement des institutions habilitées, conformément aux lois et règlements qui régissent le fonctionnement de l’État.
Jean Henry Céant met également en garde contre les annonces faites en dehors des mécanismes institutionnels et contre toute tentative de régler une question de gouvernance par des canaux informels. À ses yeux, le contexte actuel exige des mesures d’apaisement afin de préserver la stabilité nationale et la crédibilité des institutions publiques.
Dans sa lettre, l’ancien Premier ministre plaide en faveur du dialogue et du consensus, appelant les acteurs politiques à dépasser les rivalités partisanes au profit de l’intérêt général. Il estime que certaines postures contribuent à accentuer les divisions et juge nécessaire un sursaut collectif pour éviter une aggravation de la crise.
Jean Henry Céant souligne par ailleurs l’urgence de créer des conditions favorables à la lutte contre l’insécurité et à l’organisation d’élections crédibles dans les délais prévus, rappelant que le peuple haïtien devra, à terme, se prononcer sur l’avenir politique du pays.
S’adressant directement aux membres du CPT, il les invite à prendre pleinement la mesure de leurs responsabilités et à privilégier l’ouverture d’une table de concertation, qu’il considère comme une voie essentielle pour surmonter les divergences et engager le pays sur la voie de la stabilité.
Ancien Premier ministre, Jean Henry Céant conclut sa lettre, signée en tant que « citoyen engagé », en appelant les autorités de transition à faire primer l’intérêt supérieur de la Nation sur toute autre considération.
Parallèlement, des divergences persistent au sein du Conseil présidentiel de transition concernant l’avenir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une initiative jugée inopportune, notamment en raison de la proximité de la fin du mandat du Conseil, tandis que d’autres appellent à un strict respect des procédures constitutionnelles et légales.
Ronald André
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