Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a clôturé vendredi une session de formation destinée aux facilitateurs en santé mentale. La cérémonie officielle s’est déroulée à l’hôtel Karibe, à Pétion-Ville, en présence de plusieurs responsables gouvernementaux.

Au total, 150 facilitateurs en santé mentale seront déployés dans les établissements scolaires afin d’accompagner les élèves confrontés aux conséquences psychologiques des violences liées aux gangs armés.
Intervenant lors de la cérémonie, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a qualifié la question de la santé mentale d’« urgence nationale » en Haïti. Il a insisté sur l’importance du travail que devront accomplir les facilitateurs sur le terrain et assuré que le gouvernement compte sur leur engagement pour accompagner les enfants affectés par les violences.
Le chef du gouvernement a également annoncé qu’à partir du lundi 7 septembre, plusieurs nouveaux établissements scolaires seront inaugurés, notamment à Gonaïves, dans le Nord, à Môle-Saint-Nicolas et à Saint-Raphaël. Pour Alix Didier Fils-Aimé, « il n’y a pas d’avenir sans éducation et pas de progrès sans stabilité ».
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Vijonet Déméro, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans un ensemble de mesures prises par le MENFP pour permettre une rentrée scolaire dans de meilleures conditions.
Le ministre a également dévoilé le thème retenu pour la nouvelle année scolaire : « Une école pour tous ».
Le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, a, pour sa part, évoqué la présence de certains policiers parmi les facilitateurs formés en santé mentale.
Selon lui, cette démarche permettra de favoriser une autre perception du rôle des agents de la PNH au sein des établissements scolaires. La présence policière dans les écoles, soutient-il, peut contribuer à instaurer un climat de confiance auprès des élèves et faciliter la détection de certains problèmes psychologiques.
Le ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Sinal Bertrand, a souligné de son côté qu’il ne peut y avoir d’éducation de qualité sans accompagnement psychologique et psychosocial des enfants.
L’école, estime-t-il, ne doit pas être uniquement un espace consacré à la transmission des connaissances. Elle doit également permettre aux enfants de se développer dans un environnement capable de prendre en compte leurs besoins, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des situations difficiles.
À travers le déploiement de ces 150 facilitateurs, les autorités entendent ainsi renforcer la prise en charge psychologique des élèves, particulièrement ceux exposés aux traumatismes provoqués par la violence et l’insécurité qui sévissent dans plusieurs régions du pays.
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