À l’occasion de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, célébrée ce mardi 13 octobre 2026, la Direction générale de la protection civile (DGPC) a appelé à une mobilisation collective pour renforcer la résilience des familles et des communautés. Son directeur général, Emmanuel Pierre, insiste sur la nécessité d’investir davantage dans la prévention afin de limiter les pertes humaines et matérielles.

La Direction générale de la protection civile (DGPC) a commémoré, ce mardi, la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe (JIRRC), autour du thème « La résilience commence à la maison ».
La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de l’institution, sur le boulevard Toussaint Louverture, en présence de représentants du Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres, de l’Unité hydrométéorologique d’Haïti (UHM), ainsi que de plusieurs dizaines de lycéens.
Cette activité visait notamment à sensibiliser la population à l’importance de la prévention et à promouvoir une culture de gestion des risques face aux catastrophes naturelles auxquelles Haïti demeure particulièrement exposée.
Le directeur général de la Protection civile, Emmanuel Pierre, a insisté sur la nécessité de changer d’approche dans la gestion des catastrophes, en privilégiant les mesures préventives plutôt que les interventions coûteuses après les désastres.
Selon lui, il serait plus judicieux d’investir quelques centaines de dollars dans des actions de prévention que de mobiliser plusieurs millions de dollars pour réparer les dégâts provoqués par une catastrophe.
Le responsable de la DGPC a notamment évoqué des investissements préventifs de 200 à 400 dollars, susceptibles, selon les situations, de contribuer à éviter des dépenses considérablement plus importantes après un sinistre.
Pour Emmanuel Pierre, la réduction des risques ne doit pas être considérée comme une responsabilité relevant exclusivement de la Protection civile, de l’État ou des autorités sanitaires.
Il estime que la construction d’une société résiliente nécessite la participation active de toutes les composantes de la population, particulièrement des familles et des communautés locales.
À l’occasion de cette journée internationale, le directeur général a renouvelé l’engagement de son institution à faire de chaque foyer un espace mieux préparé face aux catastrophes et de chaque communauté un acteur à part entière de la prévention.
Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la Santé publique et de la Population, Marcus Cadet, a souligné l’importance d’intégrer la protection sanitaire et la sécurité des enfants dans les politiques de réduction des risques de catastrophe.
Selon lui, la construction d’une société véritablement résiliente passe nécessairement par des investissements dans la santé et la sécurité des plus jeunes, en commençant par les établissements scolaires.
Il considère que les écoles doivent jouer un rôle central dans la sensibilisation des enfants aux comportements à adopter avant, pendant et après une catastrophe.
Marcus Cadet a également rappelé que les catastrophes peuvent entraîner des déplacements massifs de populations, provoquer la destruction ou l’endommagement d’infrastructures sanitaires et perturber considérablement l’accès aux soins.
Face à l’ampleur de ces défis, il a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée entre les différentes institutions publiques et les autres acteurs concernés.
Aucune institution, a-t-il fait valoir, ne peut à elle seule répondre à l’ensemble des conséquences sanitaires, sociales et humanitaires d’une catastrophe.
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