Port-au-Prince, 19 février 2026. En janvier, alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition touchait à sa fin, plus de 1,4 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays en raison de l’insécurité. Cette situation aggrave la précarité économique et restreint l’accès aux services essentiels pour de nombreuses familles.
Selon l’OIM, les retours massifs accentuent la pression sur les communautés d’accueil et les infrastructures locales, déjà insuffisantes.
L’organisation poursuit ses interventions humanitaires en coordination avec ses partenaires et les autorités haïtiennes : distribution d’abris et de biens essentiels, accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, appui sanitaire et psychosocial, ainsi que gestion des camps et suivi des déplacements pour mieux orienter l’aide.
Dans le cadre du Plan de réponse à la crise 2026, l’OIM et ses partenaires sollicitent un financement de 60 millions de dollars pour renforcer l’aide humanitaire, soutenir la transition et faciliter la réintégration des déplacés. Les acteurs humanitaires appellent à un engagement international accru pour stabiliser les communautés et prévenir une aggravation de la crise.
Un contexte sécuritaire préoccupant
Ces retours interviennent alors que le United States Department of State a classé Haïti au niveau 4 de son système d’alerte aux voyageurs, le niveau maximal, dans un avis publié le 11 février 2026.
Le 10 février, le diplomate américain Henry Wooster a indiqué devant une commission du Sénat des États-Unis que le pays compterait environ 12 000 membres de gangs, dont près de 3 000 « bien équipés et bien entraînés », représentant une menace majeure pour la stabilité nationale.
Washington joue également un rôle central dans la dynamique migratoire haïtienne, notamment via la suspension du Statut de protection temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens une décision qui, bien que provisoirement suspendue par un tribunal fédéral, a accentué l’incertitude pour de nombreuses familles.
Enfin, la situation migratoire reste tendue en République dominicaine, où les conditions de renvoi des migrants haïtiens continuent de susciter des inquiétudes humanitaires.
Ronald André
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