Le scandale des chèques disparus à l’Office d’Assurance Véhicule Contre Tiers (OAVCT) continue de faire couler beaucoup d’encre. Richardson Séraphin, ancien Directeur de Communication de l’OAVCT, a adressé une sommation aux dirigeants de l’institution afin de dénoncer des manœuvres visant, selon lui, à forcer la récupération de son chèque de salaire du mois de mars; ce sans une enquête sérieuse.
La sommation a été signifiée au Directeur Général, Pierre Jean Raymond André, et au Directeur Administratif et Financier, Edner Philogène, à leur domicile de Delmas 75. On peut lire : « ’avoir dans un délai d’un jour franc à rétracter de toute tentative manifeste et caractérisée visant à forcer une quelconque récupération du chèque de salaire du sieur Richardson SÉRAPHIN sans qu’aucune enquête ne révèle les dessous des chèques disparus au sein de l’institution. »
Dans son document, Séraphin affirme que son chèque de salaire a mystérieusement disparu et qu’il ne peut être utilisé comme moyen de pression ou de chantage. Il accuse notamment le chef de cabinet de l’OAVCT, Frantz Nathanël Guillaume, ainsi que le coordonnateur de l’unité “payroll”, Vladimir Daniel Christopher Charles, d’avoir bloqué l’émission et la récupération du chèque. Il évoque également l’existence de deux autres chèques non expliqués (numéros 0081443 et 0081536), renforçant selon lui les soupçons de détournements internes.
Dans un communiqué récent, l’OAVCT a cherché à rassurer l’opinion publique. L’institution affirme qu’aucune perte financière n’a été enregistrée et que les fonds ont été sécurisés.
Elle reconnaît toutefois que trois chèques suspects — émis aux noms de Richardson Séraphin, Silner Altidor et Gay Vladimir — ont bien été détectés, mais qu’ils ont été rapidement bloqués avec l’aide de la Banque Nationale de Crédit (BNC).
« Les fonds correspondants sont protégés dans l’attente de la procédure judiciaire », précise le texte. Certains accusent la direction de l’OAVCT de vouloir “cacher la vérité” autour de ce scandale.
Richardson Séraphin, qui dit faire confiance à la justice du pays, a averti qu’il privilégiait désormais les recours judiciaires.
Il a annoncé son intention de saisir des institutions de contrôle comme l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA).
Il se réserve également le droit de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice moral et matériel subi.
La rédaction
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