La première des trois journées de mobilisation annoncées dans le secteur textile a été globalement suivie, bien qu’elle n’ait pas atteint une participation totale, selon plusieurs responsables syndicaux.
Le secrétaire général de la Confédération des Travailleurs des Secteurs Public et Privé (CTSP), Yvelt Admette, a indiqué que cette première journée de protestation a mobilisé un grand nombre d’ouvriers à travers le pays.
Les ouvriers réclament un ajustement salarial face à la dégradation de leurs conditions de vie.
De nombreuses activités ont été paralysées dans le secteur textile, notamment dans les zones industrielles de Sonapi, Caracol et de CODEVI, où d’importants mouvements de protestation ont été enregistrés.
Plus de 20 000 travailleurs ont été mobilisés, dit-il, soulignant que le mouvement de protestation se poursuivra durant les deux autres journées prévues, soit mardi et mercredi.
De son côté, le coordonnateur général de l’organisation Batay Ouvriye, Télémaque Pierre, a estimé que cette première journée de mobilisation a été une réussite à hauteur de 90 %. Il a précisé que des ouvriers ont manifesté dès 6 heures du matin, notamment à Ouanaminthe.
Le syndicaliste a vivement critiqué la position du Conseil Supérieur des Salaires (CSS), qui a appelé à la suspension du mouvement, jugeant cette demande inappropriée dans le contexte actuel.
Il insiste sur le fait que les revendications des travailleurs portent sur de meilleures conditions de travail et une revalorisation salariale.
En effet, le Conseil Supérieur des Salaires avait appelé à la suspension de la grève prévue dans le secteur textile pour les lundi 13, mardi 14 et mercredi 15 avril 2026 dans le secteur du textile et parmi les agents de sécurité.
Cette décision fait suite à une réunion de travail tenue entre le CSS et le gouvernement haïtien, représenté par le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Élie Nelson. Les discussions visaient à trouver une issue à la crise sociale liée aux revendications salariales des travailleurs.
À l’issue de cette rencontre, les membres du CSS ont unanimement demandé aux syndicats ainsi qu’aux regroupements syndicaux de surseoir à leur mouvement de protestation, lit-on dans une note.
Cette requête repose notamment sur l’engagement du gouvernement à publier, dans les plus brefs délais, le huitième rapport sur les salaires minimums.
Les autorités ont également promis d’accompagner le CSS dans la production du neuvième rapport avant la fin de l’exercice fiscal en cours. Cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par une hausse du coût de la vie, aggravée par l’augmentation des prix des produits pétroliers.
Dodeley Orélus
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp
