Delmas, le 11 avril 2026. Le vendredi 10 avril, la situation s’est intensifiée avec l’érection de barricades et l’incendie de pneus sur la route de Delmas. Ces actions ont fortement perturbé les déplacements, tandis que l’atmosphère restait marquée par une vive tension.
Une contestation alimentée par la crise économique
Le samedi 11 avril 2026, des groupes issus de l’opposition dite « plurielle » ont exprimé leur exaspération face à la dégradation des conditions de vie. Ils pointent du doigt l’augmentation du prix des produits pétroliers, accusée d’accentuer les difficultés économiques des ménages.
Pour ces manifestants, la hausse du carburant représente une pression supplémentaire dans un contexte déjà fragilisé, où le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder.
Dispositif sécuritaire et dispersion
Face à la mobilisation, la Police nationale d’Haïti (PNH) est intervenue pour rétablir l’ordre. Des agents ont fait usage de gaz lacrymogènes afin de disperser les attroupements, provoquant des mouvements de panique.
Sous l’effet de cette intervention, une partie des protestataires a quitté les lieux, tandis que d’autres se sont repliés dans les zones avoisinantes.
Des exigences politiques affirmées
Au-delà des revendications économiques, les protestataires formulent des demandes précises. Ils réclament notamment une réduction immédiate du prix du carburant ainsi qu’un renforcement de la sécurité.
Par ailleurs, une exigence majeure se dégage du mouvement : la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, jugé incapable de répondre efficacement aux attentes de la population.
Alors que de nouvelles mobilisations sont annoncées, Delmas s’impose comme l’un des principaux foyers de contestation sociale dans le pays.
Ronald André
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