Suite à une interview de l’ancienne Première dame, Michèle Bennett, dans une radio de la capitale haïtienne, la famille du journaliste Jean L. Dominique, assassiné il y a 26 ans, est montée au créneau et dénonce une tentative malveillante de salir son image.
Dans une note de presse, elle souligne que l’intégrité n’a pas de prix et rappelle des propos de Jean Dominique, qui disait souvent : « On a tout essayé… nous enfoncer, nous noyer… On peut encore essayer… de nous mitrailler… de nous calomnier… de nous séduire, de nous acheter… »
En effet, souligne la famille Dominique, ils ont tout tenté. D’abord des menaces pour le réduire au silence, ensuite l’exil pour l’arracher de sa terre, puis ils l’ont criblé de balles pour le détruire et aujourd’hui, ils tentent de lui refuser jusqu’au repos éternel.
La famille de Jean Léopold Dominique dénonce « les tentatives malveillantes de s’approprier son nom pour servir des intérêts que son micro a dénoncés sans relâche ».
Elle estime que certains pensent que la vérité se réinvente et que l’intégrité se négocie. Ce sont des « apprentis Machiavel » du cynisme et du mensonge, estime la famille de Jean Léopold Dominique, évoquant la grandeur et la transparence du combat mené par Jean Dominique de son vivant.
« Jean Léopold Dominique n’était pas à vendre. Sa mémoire n’est pas à vendre. Son pays n’est pas à vendre », lit-on dans la note de presse, rappelant que le journaliste a été assassiné il y a 26 ans parce qu’il s’est fermement opposé à tous les régimes dictatoriaux et à toutes les formes de corruption.
Certains tentent encore d’utiliser son nom pour servir leurs basses besognes, déplore la famille Dominique, qui invite le peuple haïtien à écouter l’homme lui-même, soulignant que ceux qui veulent faire oublier le pillage éhonté des caisses de l’État, la répression du droit à la parole et aux libertés citoyennes sont désormais démasqués.
Elle rappelle que ses éditoriaux, accessibles à tous sur le site de l’Université Duke (https://repository.duke.edu/dc/radiohati), témoignent de la clarté d’une pensée qui n’a jamais plié devant personne.
La voix de JanDo n’est pas un souvenir, c’est une boussole, indiquent ses proches.
Cette note fait suite à une déclaration de l’ancienne Première dame, sans la citer, Michèle Bennett, qui prétend que le dictateur Jean-Claude Duvalier avait l’habitude d’envoyer de l’argent, via Ernst Bennett, à Jean Dominique lorsque le journaliste était parti en exil après les événements du 28 novembre 1980, lorsque la dictature des Duvalier avait lancé une vague de répression brutale contre la presse indépendante et l’opposition politique.
Plusieurs journalistes, dont Jean L. Dominique, ont été arrêtés puis exilés, et des médias, dont Radio Haïti-Inter qu’il dirigeait, avaient dû fermer leurs portes.
Dodeley Orélus
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