Le Conseil présidentiel de transition a attendu trois jours pour condamner officiellement le massacre de Labodrie, survenu dans la commune de Cabaret la semaine dernière. Cette attaque, menée par des individus lourdement armés, a coûté la vie à plus d’une quarantaine de personnes et traumatisé des centaines d’habitants. Des femmes, des enfants et des personnes âgées, n’ont pas échappé le jeudi 11 septembre dernier aux balles des bandits contrôlés par Jeff Canaan de Viv Ansanm.
Dans un communiqué daté du 15 septembre 2025, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) dirigé par Laurent Saint-Cyr a exprimé sa « profonde indignation » face à ces actes « barbares » et adressé ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble des habitants de Labodrie. Il a également affirmé avoir donné des instructions claires aux autorités policières pour sécuriser la zone, protéger la population et traquer les auteurs de ces atrocités.
« Le Conseil réaffirme son engagement indéfectible à garantir la sécurité des citoyens et à lutter contre toutes les formes de violence armée sur le territoire national », peut-on lire dans le communiqué.
Cette réaction tardive contraste avec la rapidité et la fermeté des condamnations internationales. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait déjà dénoncé ce « massacre intolérable » et appelé à un soutien accru pour rétablir la sécurité en Haïti. De même, des notes officielles des ambassades des États-Unis et de l’Union européenne ainsi que les ambassades de la France et de l’Espagne ont condamné la tuerie et exhorté les autorités haïtiennes à agir.
Le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert R. Ramdin, a lui aussi réagi le 15 septembre 2025. Dans un communiqué, il a qualifié le massacre de « violation épouvantable des principes les plus fondamentaux de l’humanité » et exhorté tous les secteurs de la société haïtienne – politiques, économiques, religieux et communautaires – à s’unir pour mettre fin à la violence.
« Aucun grief, aucune ambition politique, aucune entreprise criminelle ne peut justifier l’assassinat délibéré d’hommes, de femmes et d’enfants innocents », a déclaré Albert Ramdin, qui appelle aussi les partenaires internationaux à fournir à Haïti le soutien urgent dont le pays a besoin pour surmonter la crise sécuritaire.
Malgré ces engagements et déclarations, de nombreux observateurs dénoncent l’inaction de l’État et son incapacité à prévenir de telles tueries. Ce nouveau drame souligne, une fois de plus, la gravité de la crise sécuritaire et la pression croissante exercée par la communauté internationale sur les autorités haïtiennes.
La rédaction
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