Sur instructions du ministre de la défense, Mario Andrésol, le Haut Commandement des Forces armées d’Haïti (FAdH) a décidé de rapatrier le personnel militaire en détachement avec des VIP (Actuelles ou anciennes).
Il s’agit notamment d’anciens membres de l’Ex-Conseil Présidentiel de Transition (CPT), du président et des magistrats de la Cour de Cassation, des ministres, des membres du CEP (Conseil Électoral Provisoire), des directeurs généraux ou toute autre personnalité bénéficiant actuellement d’un détachement militaire.
Une disposition prise dans le but de recentrer les Forces armées d’Haïti sur leurs missions régaliennes de défense de l’intégrité du territoire national et de protection de la population, lit-on dans un mémorandum daté du 23 mars 2025. Il est clairement stipulé que les militaires concernés par cette mesure ont un délai de 72 heures, à partir de cette date, pour regagner leurs bases.
Cette mesure fait suite au constat d’un nombre important de personnels militaires qui sont affectés à des missions de protection de personnalités civiles et d’anciennes autorités, en dehors du cadre réglementaire désormais en vigueur.
Dorénavant, les personnels militaires engagés dans des missions d’escorte ou de garde statique doivent cesser toute prestation de service auprès des bénéficiaires à l’issue du délai imparti.
Les bénéficiaires sont invités à coordonner avec la Police nationale d’Haïti (PNH) la prise en charge de leur sécurité par les unités spécialisées compétentes.
Le président de l’Association des militaires d’Haïti, Ashley Laraque, salue cette mesure, rappelant qu’un militaire n’a pas à assurer la sécurité d’un haut fonctionnaire de l’Etat d’autant que le pays est engagé dans une lutte contre les groupes armés qui terrorisent la population.
Dodeley Orélus
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