L’Association professionnelle des magistrats (APM) dénonce une intervention des Forces de répression des gangs (FRG) à la résidence du juge d’instruction Pierre Erick Faustin, à Marchand-Dessalines, dans le département de l’Artibonite. L’APM accuse les agents d’avoir laissé la propriété sans protection après y avoir pénétré de force, ouvrant ainsi la voie à son pillage par des individus armés. Elle réclame réparation pour les préjudices subis par le magistrat.

L’Association professionnelle des magistrats (APM) monte au créneau pour dénoncer les circonstances d’une opération, menée le 24 septembre dernier, par des agents de la Force de répression des gangs (FRG) à la résidence du juge d’instruction Pierre Erick Faustin, à Marchand-Dessalines.
Dans un communiqué publié ce lundi 12 octobre, l’association fait état de graves dommages matériels subis par le magistrat à la suite de cette intervention, dont elle conteste les conditions d’exécution.
Selon les informations rapportées par l’APM, les agents des FRG ont forcé la barrière de la propriété avant de pénétrer dans la résidence. Ils auraient ensuite quitté les lieux sans prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser le bâtiment.
Cette situation a, par la suite, permis à des individus armés, présentés comme des membres de groupes criminels, de s’introduire dans la maison et de la piller.
L’Association professionnelle des magistrats affirme que les responsables des FRG savaient pertinemment que la propriété appartenait à un juge d’instruction et qu’elle n’abritait ni membres de gangs ni activités criminelles.
L’association s’interroge sur les motifs de cette intervention et, face à ce qu’elle considère comme une intervention aux conséquences préjudiciables pour l’un de ses membres, elle demande aux responsables des Forces de répression des gangs d’assumer leurs responsabilités.
Elle réclame notamment l’adoption de mesures permettant une réparation intégrale des dommages matériels causés au juge Pierre Erick Faustin.
Pour l’APM, les opérations de sécurité, même lorsqu’elles s’inscrivent dans la lutte contre les groupes armés, doivent impérativement respecter les dispositions légales et garantir la protection des personnes et de leurs biens.
Dans son communiqué signé par son président, Marthel Jean Claude, l’APM réaffirme son attachement au respect des droits des magistrats ainsi qu’à la protection de leur intégrité physique et de leur patrimoine.
Cette dénonciation intervient dans un contexte où les opérations contre les groupes armés soulèvent également la question du respect des procédures légales et de la responsabilité des forces engagées.
La lutte contre les gangs, aussi indispensable soit-elle, ne saurait dispenser les forces chargées de cette mission du respect des principes fondamentaux de l’État de droit, souligne plus d’un.
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