Monsieur Didier Fils-Aimé,
Didier Fils-Aimé, l’image projetée est piètre…. L’État est en miettes
Je vous prie de m’absoudre si j’ai l’audace d’utiliser ma plume pour supplanter le flash de vos projecteurs. En effet, je me propose de prendre de ce temps de pose pour vous exposer ces temps de pause que subit notre sécurité ; je vous assure que pendant que vous brillez sous les lentilles des diplomates qui entrent dans vos bureaux avec une curiosité polie mais les quittent avec une indifférence glacée, le peuple en guenilles, lui, s’éteint peu à peu.
Le 7 février 2026 et en d’autres occasions, vous annonciez le démantèlement des gangs mais jusqu’ici le peuple marche dans la vallée de l’ombre de la mort et nous avons raison de croire que cette obscure clarté est là pour longtemps. Depuis que vous êtes à la tête du pays vous intensifiez les visites pour de vaines visées, ignorant que derrière chaque poignée de main officielle, une main criminelle étrangle un peu plus la patrie et la condamne à périr.
La présence absente de la Primature et son silence sonore face aux cris alarmants de la population désarçonnent. Pouvez-vous justifier votre présence alors que des citoyens croupissent dans l’enfer de la séquestration pendant 20, 30, voire 60 jours ? Le cas de Père Jean Robert ou de Monsieur Menos ne sont pas des statistiques ; ce sont des cicatrices béantes sur le corps de cette nation.
Est-il possible d’alléguer une gouvernance quand la Citadelle Laferrière, symbole historique, fierté de notre pays, devient le sépulcre d’environ une trentaine de ses enfants ? Nous sommes donc loin de cette prophétie :” Le loup habitera avec l’agneau “, car chez nous, l’agneau est consumé pendant que le berger ajuste sa cravate devant son miroir. Vous vous occupez de la futilité des écrans de caméra alors que le pays est un écran de sang.
Monsieur Fils-Aimé, comprenez que le peuple est pris en sandwich entre ceux (vous, votre gouvernement et tout votre entourage) qui font semblant et les bandits qui le saignent à blanc. Si les rumeurs qui font état de dissensions avec les forces de l’ordre se confirment, alors là un naufrage est évident. En effet, si le capitaine du navire et le timonier se battent pour le gouvernail alors que la coque reçoit de l’eau de toutes parts, que dire ?
Petits rappels pour votre salut et le nôtre
Je finirai en soulignant cette vérité d’airain : “Tout royaume divisé contre lui-même ne peut subsister”. Nous vous exhortons à accorder vos violons à ceux de la police et de l’armée afin de nous éviter une symphonie du chaos.
N’insistez pas à chercher votre reflet dans le regard des diplomates car vous ne le trouverez que dans les larmes des parents et des proches dont les enfants sont retenus captifs depuis plusieurs semaines, dans le désarroi des habitants du Nord -Ouest que les eaux ravagent, dans le désespoir des déplacés et j’en passe…. Convertissez vos notes de sympathie en des actes d’un courageux homme d’état.
Gouverner n’est pas un exercice de propagande mais plutôt une opportunité de faire preuve de responsabilité. Gouverner, c’est bâtir des structures qui durent et trancher entre des besoins contraires pour assurer l’équilibre d’une nation. C’est se mettre au service des vulnérabilités de chacune et de chacun pour garantir la sécurité de tous. Ainsi soyez le défenseur, le soutien, le protecteur, sinon l’histoire ne retiendra de vous qu’un mirage de plus dans le désert de nos souffrances. Il n’est jamais trop tard pour bien faire !
Didier Fils-Aimé, l’image projetée est piètre…. L’État est en miettes
Nous attendons que vos actions rattrapent enfin vos ambitions. Considérez ces quelques mots comme le dernier don de ma plume, car ici s’achève mon indulgence : la patience a ses limites.
Dr. Winie Edugène Robin
Conférence Nationale : Sauver Haïti (Facebook)
16 Avril 2026
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