1. La remise en question du décret : un outil d’obstruction délibéré
Le prétexte juridique : Les contestations incessantes du cadre légal ne visent pas à améliorer le processus, mais à bloquer la machine institutionnelle.
Le calcul du calendrier : Remettre en cause les règles du jeu à la veille des délais des scrutins, alors que nous sommes au sixième mois de l’année, permet de rendre l’organisation matérielle des élections impossible dans les délais souhaités (fin de l’année).
L’objectif caché : Provoquer, constitutionnellement ou politiquement, un vide institutionnel qui rend la transition obligatoire et permanente.
2. La transition comme mode de gouvernance et de partage des ressources
La politique du « morceau de gâteau » :
En l’absence d’élus, le pouvoir se négocie sous forme de consensus provisoires, d’accords politiques, dont on connaît plusieurs, et de coalitions de circonstance.
Le partage du gâteau de l’État : Chaque prolongation de la transition ouvre la voie à une redistribution des ministères, des directions générales et des budgets publics, sans aucun contrôle parlementaire.
L’absence d’imputabilité : Gouverner dans une transition permanente permet d’exercer le pouvoir et de jouir de ses privilèges économiques sans jamais avoir à rendre de comptes à un électorat.
3. La peur des urnes : le symptôme de partis sans base électorale
Des coquilles vides : La majorité des structures politiques actuelles n’ont ni militants réels, ni ancrage territorial, ni programme de société défini.
La certitude de la défaite : Aller aux élections équivaut, pour ces partis, à révéler publiquement leur insignifiance numérique et leur rejet par la population.
La démocratie de salon : Ils préfèrent les négociations à huis clos dans les hôtels de la capitale aux campagnes électorales sur le terrain, car leur seul poids politique réside dans leur capacité de nuisance médiatique.
En conclusion, l’acharnement des partis politiques à contester le décret électoral n’est pas un combat pour la démocratie, mais une stratégie de survie économique et politique. Conscients de leur absence totale de légitimité populaire, ils transforment la transition en un emploi à durée indéterminée, troquant le verdict souverain des urnes contre le partage confortable des privilèges de l’État.
Me Jennifer SURFIN
Insertion demandée et lire en espagnol avec le média fotuto.net
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