Washington, 4 janvier 2026 — Une controverse a éclaté sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques américains après des déclarations de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, concernant le sort des migrants vénézuéliens ayant perdu la protection du Temporary Protected Status (TPS). En toile de fond : la fin officielle du programme, la possibilité — contestée — de demander l’asile, et un contexte géopolitique explosif au Venezuela.
Une déclaration qui enflamme les réseaux sociaux
Tout commence avec une publication du compte @LeadingReport, affirmant dans un titre largement relayé :
« Les migrants vénézuéliens peuvent demander à devenir réfugiés aux États-Unis, selon la secrétaire DHS Kristi Noem. »
Cette interprétation s’appuie sur une interview de Kristi Noem diffusée sur Fox News, puis repostée par le compte officiel de réponse rapide de la Maison Blanche (@RapidResponse47). On y entend la secrétaire déclarer :
« Chaque individu qui était sous TPS a la possibilité de demander le statut de réfugié… Nous devons nous assurer que nos programmes ont un sens et que nous respectons la loi. »
Le DHS dément… puis recentre le message
Face à la viralité de l’extrait, le Department of Homeland Security (DHS) a publié une mise au point officielle, niant l’interprétation dominante :
« Ce n’est pas ce qu’a dit la secrétaire Noem. Le président Trump apporte la stabilité au Venezuela et traduit en justice un dictateur narco-terroriste illégitime qui a volé son propre peuple. La secrétaire Noem a mis fin au TPS pour plus de 500 000 Vénézuéliens, qui peuvent désormais rentrer chez eux dans un pays qu’ils aiment. »
Cette clarification a été immédiatement contestée par Patrick Webb, cofondateur de @LeadingReport, qui a rappelé que les propos avaient été tenus mot pour mot par Noem et diffusés par les canaux officiels de la Maison Blanche.
Retour sur la fin du TPS pour les Vénézuéliens
Le TPS pour le Venezuela, instauré et étendu sous l’administration Biden en raison de la grave crise humanitaire, politique et économique, protégeait près de 600 000 migrants, leur permettant de vivre et de travailler légalement aux États-Unis.
Dès son retour au pouvoir en 2025, l’administration Trump, par l’intermédiaire de Kristi Noem, a engagé une procédure de suppression du programme, estimant qu’il encourageait l’immigration irrégulière et n’était plus justifié par la situation sur le terrain. Après plusieurs blocages judiciaires, la Cour suprême a validé la fin du TPS en octobre 2025, rendant la décision pleinement effective.
Cette mesure s’inscrit dans une politique migratoire plus large, marquée par la fin du TPS pour plusieurs pays, dont Haïti, le Honduras et le Nicaragua, et par une intensification des expulsions.
Un contexte géopolitique explosif au Venezuela
La polémique intervient dans un climat international tendu. Le 3 janvier 2026, une opération militaire américaine a conduit à la capture de Nicolás Maduro, accusé de narco-terrorisme. Le président Donald Trump a annoncé une supervision temporaire du Venezuela par les États-Unis, invoquant la nécessité de stabiliser le pays et de sécuriser ses ressources pétrolières.
Kristi Noem a affirmé que « le Venezuela est aujourd’hui plus libre qu’hier », argument utilisé pour justifier le retour des migrants. Toutefois, de nombreuses voix, dont la maire de Miami Eileen Higgins, estiment que la situation reste trop instable et appellent à la réinstauration du TPS.
La rédaction
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