Le gouvernement a lancé, hier lundi, la Caravane nationale de réduction de la surpopulation carcérale et de la détention préventive prolongée. Une initiative qui vise à rétablir l’autorité de la justice et l’État de droit.
C’est le ministère de la justice et de la sécurité publique qui a lancé cette caravane dont la phase pilote a débuté au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince par l’audition, en habeas corpus, de vingt (20) détenus incarcérés depuis plusieurs années sans jugement, pour des infractions mineures.
Le gouvernement affirme, dans une note publiée ce mardi que cette initiative va s’étendre aux départements de l’Ouest, du Nord et du Sud.
Les données disponibles soutiennent que près de 80 % de la population carcérale est actuellement en attente de jugement.
Pour le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé « La détention préventive prolongée constitue une atteinte grave à la dignité humaine et au fonctionnement normal de la justice. L’État ne saurait tolérer plus longtemps cette dérive. Cette initiative traduit notre engagement à faire respecter la loi, dans l’ordre, la justice et le respect des droits. »
Le programme est mis en œuvre avec l’appui du PNUD et il associe les principales institutions nationales de protection des droits humains.
Un sursaut de derrière en matière carcérale mais mieux vaut tard que jamais.
Dodeley Orélus
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