Le 24 janvier 2026. Lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse, le 22 Janvier dernier, le président des États-Unis Donald Trump a officiellement lancé une initiative qui pourrait redessiner les équilibres de la diplomatie internationale : le Conseil de paix (Board of Peace). Conçu à l’origine comme un mécanisme de supervision du cessez-le-feu et de la reconstruction dans la bande de Gaza, ce nouvel organisme affiche des ambitions beaucoup plus larges en matière de résolution des conflits et de gouvernance internationale.
Selon la charte signée par Donald Trump, le Conseil de paix est appelé à devenir une structure capable d’intervenir dans des zones de conflits multiples, au-delà même du cadre initial prévu pour Gaza. Trump, qui préside ce conseil, dispose d’une latitude considérable dans la définition des missions et des membres de l’organisation.
La liste des pays fondateurs comprend une vingtaine d’États, dont certains du Moyen-Orient, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, mais plusieurs grandes puissances occidentales comme la France ou le Royaume-Uni ont refusé de s’y associer.
Pour obtenir un siège permanent au sein du Conseil de paix, chaque pays doit s’engager à verser un milliard de dollars.
Un des aspects les plus débattus de cette initiative reste son rapport avec les Nations unies. Alors que certains critiques estiment que le Conseil de paix pourrait saper l’autorité de l’ONU, Trump a tenu à nuancer ces inquiétudes.
Dans son allocution à Davos, il a déclaré :
« Une fois [le Conseil de la paix] entièrement constitué, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons, et nous le ferons en coordination avec les Nations unies. J’ai toujours dit que l’ONU disposait d’un potentiel immense. Elle ne l’a pas mis en oeuvre, mais ce potentiel est considérable. (…) Je pense que la combinaison du Conseil de la paix et de l’ONU peut constituer quelque chose de tout à fait unique pour le monde. Pas pour les États-Unis. Pour le monde. »
L’initiative a rapidement suscité des critiques de plusieurs angles :
Des dirigeants internationaux, comme le président brésilien Lula, accusent Trump de vouloir créer une sorte de « nouvelle ONU » à son image. Des diplomates européens expriment des réserves sur la charte du Conseil, craignant qu’elle ne se substitue au rôle traditionnel de l’ONU. Des experts en relations internationales considèrent que ce type d’institution pourrait fragmenter davantage le paysage de la gouvernance mondiale déjà marqué par une multiplication des plateformes diplomatiques.
Si certains des pays invités à rejoindre le Conseil de paix ont accepté, comme Israël, l’Argentine, le Maroc et d’autres, les grandes puissances mondiales restent divisées quant à leur participation, et l’ONU elle-même a rappelé que son engagement avec le Conseil se ferait dans un cadre limité à certaines missions, notamment à Gaza.
Ainsi, le Conseil de paix de Trump pourrait devenir une pièce majeure d’un nouvel ordre diplomatique, mais aussi un véritable terrain de tension géopolitique entre visions multilatérales classiques et nouvelles structures de pouvoir international.
La rédaction
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