Le compte à rebours se poursuit pour Laurent Saint-Cyr : le temps presse à l’approche du 7 février 2026
Port-au-Prince, 27 août 2025. — Le sablier de la transition s’écoule inexorablement. Depuis le 7 août, Laurent Saint-Cyr et le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) disposent de 184 jours pour boucler leur mission. Déjà 21 jours se sont évaporés, et il ne reste plus que 163 jours avant l’échéance du 7 février 2026, date inscrite noir sur blanc dans la feuille de route de l’OEA et aussi dans l’accord du 11 mars dernier de la Caricom créant le CPT. Le pays entier observe, inquiet, alors que la pression monte et que la légitimité du CPT s’érode jour après jour.
Après le 7 février, plus de légitimité
L’avocat et homme politique Jean André Victor se montre catégorique à l’espace invité de la radion Magic9 : « le CPT doit quitter le pouvoir le 7 février 2026, faute de légitimité ». Selon lui, tout entêtement à prolonger ce mandat, ou toute tentative d’ingérence étrangère pour imposer une prolongation, risquerait de provoquer l’effondrement total du pays. Il appelle la société civile à s’unir pour dépasser la crise et barrer la route à toute dérive autoritaire.
Me Jean Henry Céant met en garde Laurent Saint-Cyr
Dans un document public le 16 juin dernier institulé « Laurent Saint-Cyr face à son destin », l’ex-Premier ministre Jean Henry Céant a dressé un constat réaliste : le CPT a gaspillé quinze mois dans l’indécision, les atermoiements et les dérives, échouant ainsi à remplir sa mission. Pour Céant, il ne reste désormais que cinq mois, soit environ 150 jours, à Saint-Cyr pour assumer ses responsabilités historiques. Il l’exhorte à travailler sans relâche, avec perspicacité, humilité et patriotisme, afin de franchir les étapes difficiles qui attendent le pays. Céant insiste sur la nécessité de se hisser « au-dessus de la mêlée et des intérêts de son secteur » pour incarner un leadership de rassemblement. Il a exhorté le Conseiller Président Saint-Cyr à réunir les forces vives de la Nation pour dégager les lignes de force d’un nouvel accord afin de combler le vide qui s’annonce le 7 février 2026.
Un climat de méfiance et de manœuvres de déstabilisation
Le contexte rend la tâche encore plus complexe : les manœuvres de déstabilisation ne viennent pas seulement de l’extérieur, mais aussi du cœur même du secteur privé que représente Laurent Saint-Cyr. Dans ce climat de suspicion et de pressions croisées, la transition avance sur un fil.
Trois priorités pour éviter le naufrage
Face à l’urgence, le parti politique RENMEN AYITI estime que Laurent Saint-Cyr devrait se concentrer sur trois points cruciaux :
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Reconnaître publiquement l’échec du CPT, comme preuve d’honnêteté et de courage devant la nation.
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Ouvrir le jeu politique en créant des espaces de dialogue avec les acteurs exclus du CPT, condition essentielle pour bâtir la confiance.
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Œuvrer à un accord global préparant une nouvelle transition politique d’un an à partir du 7 février 2026, afin d’éviter un vide institutionnel et réaliser les élections au troisième trimestre de l’année 2026.
Aujourd’hui, le temps n’est plus un allié mais un juge implacable. Si Saint-Cyr choisit l’orgueil, l’histoire retiendra son échec. S’il choisit l’audace et la vérité, il pourrait encore surprendre et éviter à Haïti le naufrage.
Le compte à rebours ne pardonne pas !
La rédaction
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