Dans un communiqué officiel publié le 22 Avril 2026, l’ambassade de Taïwan en Haïti a annoncé le report de la visite du président Lai Ching-te au Eswatini, initialement prévue du 22 au 27 avril.
Selon Taipei, plusieurs pays situés sur l’itinéraire du vol présidentiel ont annulé à la dernière minute les autorisations de survol, rendant le déplacement impossible dans des conditions de sécurité acceptables. Une décision qui a forcé les autorités taïwanaises à dépêcher un envoyé spécial pour représenter le président lors des célébrations nationales en Eswatini.
Les autorités taïwanaises en Haïti évoquent sans détour des pressions de Chine, accusée d’avoir exercé des leviers économiques pour influencer ces refus de survol.
« De tels agissements constituent une atteinte grave à la souveraineté des États concernés et compromettent la sécurité de l’aviation civile internationale », dénonce le communiqué.
Fait troublant — et peut-être simple coïncidence — le même 22 avril 2026, les vols de la compagnie Sunrise Airways ont été suspendus après des tirs signalés dans le périmètre de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Deux événements distincts, deux contextes différents — l’un géopolitique, l’autre sécuritaire — mais une même réalité : la fragilité croissante de l’espace aérien, qu’elle soit liée à des pressions internationales ou à des violences locales.
Autre élément qui mérite réflexion : pourquoi est-ce l’ambassade de Taïwan en Haïti qui porte ce message ? Le Président Taïwanais comptait-il venir également à Port-au-Prince?
Au-delà des faits, ce communiqué dépasse le simple report d’une visite officielle. Il pose une double question:
- Qui contrôle réellement les routes aériennes internationales ?
- Et qui contrôle le récit diplomatique autour de ces décisions ?
- Qui contrôle également l’aéroport international de Port-au-Prince ?
- Qui contrôle les tirs ciblant également les installation aéroportuaires ?
Entre pressions supposées de Chine et insécurité locale en Haïti, une ligne se dessine : celle d’un monde où la souveraineté ne se joue plus seulement au sol… mais aussi dans les airs. Si Taiwan dénonce un pays de contrôler les vols, en Haïti, les autorités se taisent sur ce qui se passe à l’aéroport Toussaint Louverture et Guy Malary.
La rédaction
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