Des affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes armés ont été signalés jeudi dans la localité appelée Bois-D’avril, dans la commune de Kenscoff. Les policiers, appuyés par des soldats des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et des membres de la Task Force, a lancé une opération pour déloger des hommes armés présentés comme membres du groupe « Viv Ansanm ».

Les opérations ont débuté vers 3 heures du matin, jeudi, dans la localité, selon Jean-Wilner Joseph, un résident de la commune et ancien candidat à la députation pour Kenscoff.
Selon ce dernier, des hélicoptères et des drones ont été mobilisés dans le cadre des affrontements entre les forces de l’ordre et les hommes armés. Il affirme également qu’un bâtiment dans lequel plusieurs bandits s’étaient retranchés a été encerclé par les forces de sécurité.
Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant plusieurs heures. Jean-Wilner Joseph rapporte que plusieurs membres du groupe armé ont pris la fuite en direction des falaises de la zone de Bongard.
« Les hommes armés sont en difficulté. Certains se sont jetés dans les falaises, d’autres continuent de résister », a-t-il rapporté, tout en estimant que des renforts sont nécessaires pour empêcher un éventuel retour des gangs après le départ des forces de l’ordre.
À Gressier, les forces de l’ordre poursuivent également les opérations lancées depuis la semaine dernière contre les groupes armés.
Le directeur exécutif de la Plateforme nationale pour la promotion des droits humains (PNPDH), Jackson Pierre Noël, indique que les forces de sécurité progressent progressivement et seraient désormais proches de la localité appelée « Lanbi ».
Il a toutefois attiré l’attention des autorités sur la présence d’hommes armés empruntant les routes de montagne pour rejoindre la commune de Carrefour, contrôlée par des groupes armés.
Jackson Pierre Noël appelle les autorités à continuer de fournir à la Police nationale les moyens nécessaires pour maintenir la pression sur les gangs et poursuivre les opérations à Gressier.
Le responsable de la PNPDH estime également que les forces de l’ordre doivent s’intéresser non seulement aux membres des gangs présents sur le terrain, mais aussi aux personnes qui les soutiennent.
« Il ne faut pas seulement traquer les gangs, il faut également poursuivre les soutiens des bandits, notamment ceux qui les financent dans les milieux politiques et économiques », soutient-il.
Il appelle néanmoins les forces de sécurité à faire preuve de vigilance afin d’éviter des victimes au sein de la population civile lors des opérations.
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp


