Washington – Haiti, le 19 novembre 2025. Dans un avertissement d’une rare intensité, Christopher Landau, Deputy Secretary of State des États-Unis, a lancé un message direct aux responsables haïtiens alors que le pays traverse une semaine explosive : montée des offensives armées, attaques ouvertes contre l’État et manœuvres politiques pour évincer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Sur X, le diplomate a dénoncé la dérive sécuritaire et l’irresponsabilité politique qui nourrissent le chaos actuel.
« Les gangs criminels terrorisent Haïti depuis des années, mais la situation s’est aggravée la semaine dernière, avec des appels à la guerre ouverte contre le gouvernement central », a-t-il écrit, appelant à un sursaut immédiat.
Landau poursuit :
« Les États-Unis et d’autres pays de la région et du monde entier ont un message clair : il est temps que la violence et la destruction perpétrées par les gangs, ainsi que les luttes intestines politiques, cessent. Le moment est venu pour les dirigeants haïtiens de s’unir face à cette menace commune, et quiconque entrave la stabilité politique d’Haïti doit s’attendre à des sanctions, y compris le retrait de visas. »
Jamais depuis le début de la transition un haut responsable américain n’avait formulé un avertissement aussi frontal. Le sous-secrétaire d’État annonce clairement que toute personne, qu’elle soit politicien, homme d’affaires ou figure d’influence, qui complique volontairement la marche vers la stabilité, fera face à des conséquences immédiates.
Cette déclaration intervient alors que plusieurs groupes politiques cherchent activement, cette semaine, à renverser le Premier ministre Fils-Aimé, malgré une situation sécuritaire au bord de l’implosion. Pour Washington, ces calculs tactiques en plein chaos national relèvent de l’irresponsabilité.
La diplomatie américaine insiste : l’ennemi commun, ce sont les groupes armés, pas les rivalités internes ni les ambitions individuelles. Les divisions publiques et souterraines au sein de la transition mettent en péril ce qui reste de l’État haïtien, alors que les gangs multiplient les attaques coordonnées contre les institutions et les infrastructures.
La pression internationale vise donc à pousser les acteurs haïtiens à mettre fin aux querelles qui paralysent les décisions essentielles, au moment où le pays approche dangereusement du point de rupture.
Dans ce contexte électrique, où les discussions pour renverser le Premier ministre se superposent aux offensives des gangs, la mise en garde de Christopher Landau s’apparente à une mise en demeure diplomatique : soit les leaders haïtiens se rassemblent autour d’un front uni, soit ils s’exposent à un isolement ciblé et à des sanctions individuelles.
L’avenir immédiat de la transition se jouera sur la capacité — ou l’incapacité — des responsables haïtiens à répondre à cet appel clair et sans détour.
La rédaction
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