Port-au-Prince, 6 avril 2026.
Des routes stratégiques rapidement paralysées
Très tôt dans la matinée, plusieurs artères majeures ont été rendues impraticables. Parmi les zones touchées figurent Delmas 33, Delmas 65, Delmas 75 ainsi que le carrefour de la TNH. Des chauffeurs assurant la liaison entre Delmas et Lalue ont cessé leurs activités, compliquant fortement les déplacements des usagers.
Sur le terrain, des barricades ont été installées et des pneus enflammés ont été utilisés pour bloquer la circulation.
Certains manifestants ont même forcé des passagers à descendre de véhicules en circulation, tandis que des minibus ont été placés en travers de la route pour empêcher tout passage.
Une colère alimentée par la flambée des prix
À l’origine de cette mobilisation, une hausse du carburant jugée excessive par les chauffeurs. Ces derniers estiment que cette augmentation compromet sérieusement leur capacité à travailler dans des conditions viables.
Ils appellent les autorités à revoir les tarifs à la baisse ou à instaurer des mesures de soutien adaptées. Plusieurs dénoncent également un manque de cohérence dans la fixation des prix, soulignant que les baisses observées sur le marché international ne se répercutent pas localement.
Le gouvernement défend sa décision
Face aux critiques, les autorités expliquent que cette révision des prix s’inscrit dans un contexte de hausse sur le marché mondial. Elles précisent par ailleurs avoir adopté des mesures d’austérité au sein de l’administration publique avant d’appliquer cette décision.
Une capitale au ralenti
Les conséquences de ce mouvement se font déjà sentir à travers toute la capitale. De nombreux habitants peinent à se déplacer, tandis qu’un climat de tension persiste dans les zones concernées. La situation reste incertaine et pourrait évoluer au fil des jours.
Ronald André
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