La situation économique et sociale en Haïti demeure critique. Les familles peinent à subvenir à leurs besoins, de nombreux professionnels et investisseurs sont en faillite, et le kidnapping a appauvri des Haïtiens issus de toutes les couches sociales.
Lors d’une rencontre avec un pool restreint de journalistes, l’ambassadeur américain Henry Wooster a précisé :
« Les USA ont fourni un apport financier et en nature de 835 millions de dollars à la MMAS. Ce montant n’inclut pas les 248 millions de dollars versés à la PNH depuis 2021 ».
Wooster a souligné la nécessité de réformer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) afin de « trouver quelque chose qui fonctionne réellement ».
En 2024, le secrétaire d’État Antony Blinken avait annoncé que Washington avait investi plus de 350 millions de dollars dans la mission. Mais les États-Unis affirment ne plus vouloir porter seuls le poids financier et logistique de l’effort sécuritaire en Haïti.
« Le financement du Bureau de l’appui des Nations unies doit être réparti entre tous les États membres de l’ONU. Nous exhortons chacun d’eux à poursuivre cet effort », a insisté Henry Wooster.
Depuis 2021, Washington a ainsi mobilisé plus d’1 milliard de dollars pour soutenir la sécurité en Haïti.
Malgré ces chiffres impressionnants — auxquels s’ajoutent plus de 400 millions du Canada et les dons non chiffrés fait par la France, Taiwan et autres pays. Une conférence de presse du 29 février 2024 mentionne que 10,8 millions de dollars ont déjà été versés dans un fonds fiduciaire (Trust Fund) — et qu’environ 78 millions de dollars en promesses ont été faites.
De plus, il faut compter, les montants liés à l’Humanitaire gérés directement par les agences onusiennes (OCHA, UNICEF, PNUD, …).
Enex Jean-Charles, président du comité de pilotage de la conférence nationale, a confirmé que les membres ne touchent pas de salaires mais des « jetons » pouvant atteindre 700 000 gourdes par mois. Le comité dispose d’un budget de 5 millions de dollars (août 2024 – janvier 2026), géré via un basket fund du PNUD. Ces dépenses alimentent un projet de réforme constitutionnelle pourtant rejeté par la majorité de la population et par les corps professionnels, notamment les barreaux et associations citoyennes
Et pendant que les dépenses continuent, un budget de guerre annoncé, l’insécurité continue de paralyser l’économie, plongeant familles et investisseurs dans une précarité sans précédent.
La rédaction
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