Le mouvement Tèt Ansanm Pou Lapè annonce l’organisation, le samedi 22 août 2026, d’une troisième marche pacifique pour réclamer la paix et la sécurité dans le pays.

L’annonce a été faite ce lundi 17 août, lors d’une conférence de presse. Me Winder Bernard, l’un des responsables de l’organisation dénommée : « Repons Ayiti », a précisé que la paix réclamée par les organisateurs ne doit pas être une paix de façade, mais une situation dans laquelle la population peut vivre en sécurité et circuler librement.
Dénonçant la situation d’insécurité qui prévaut dans le pays depuis plusieurs années, le militant politique invite tous les secteurs de la société à se joindre à la mobilisation du 22 août.
« Le combat pour la paix doit continuer », a-t-il soutenu, estimant que les personnes armées doivent répondre de leurs actes devant la justice. Il insiste sur la nécessité de garantir la sécurité de la population.
Me Winder Bernard a également évoqué la situation des bénéficiaires du Statut de protection temporaire (TPS), qui vivent sous la menace d’une éventuelle déportation vers Haïti. Selon lui, si ces personnes doivent retourner au pays, il faut qu’elles puissent retrouver un environnement pacifié leur permettant de contribuer à la reconstruction nationale.
Il s’est également inquiété de l’avenir de la jeunesse haïtienne, particulièrement des jeunes dans la vingtaine, qui, selon lui, ne voient aujourd’hui que la violence devant eux.
De son côté, le pasteur Marcorel Zidor, dit Pastè Maco, président de Tèt Ansanm Pou Ayiti, affirme que cette mobilisation vise à réclamer la paix, la sécurité et la liberté de circulation.
Il évoque également la nécessité d’une « paix dans les assiettes », c’est-à-dire une situation permettant à chaque Haïtien d’avoir suffisamment de nourriture pour vivre dignement.
Il s’agira de la troisième marche organisée par le mouvement et les mobilisations se poursuivront aussi longtemps que les revendications en matière de paix et de sécurité ne seront pas satisfaites, a-t-il dit.
La manifestation doit partir de Carradeux pour prendre fin a Petion-Ville en passant par Gérald Bataille et Delmas.
Le président de Tèt Ansanm Pou Ayiti se dit favorable à la tenue d’élections en Haïti, mais estime qu’elles doivent être précédées par le rétablissement de la paix et de la sécurité.
Il a également dénoncé les faiblesses du système judiciaire haïtien et rappelé que le Premier ministre avait présenté la sécurité comme l’une des priorités de sa mission afin de créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections.
Selon lui, si les autorités parlent aujourd’hui d’élections, cela devrait signifier que des progrès significatifs ont déjà été réalisés sur le plan sécuritaire.
Pastè Maco s’oppose enfin à l’idée d’organiser des élections uniquement dans certains départements du pays. Pour lui, un processus électoral crédible ne peut être envisagé sans des conditions de sécurité permettant à l’ensemble de la population de participer librement.
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