Réuni ce lundi 19 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est penché sur la dégradation de la situation sécuritaire en Haïti. Les membres du Conseil ont notamment condamné l’embuscade visant un véhicule blindé de la Force répression des gangs (FRG), au cours de laquelle quatre soldats salvadoriens sont portés disparus.

La violence des gangs continue de représenter une menace majeure pour les autorités haïtiennes, la sécurité de la population et l’organisation des prochaines élections. C’est le constat dressé lors de cette réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, consacrée à la situation en Haïti.
Les différentes délégations ont insisté sur la nécessité de déployer pleinement la Force de répression des gangs afin de soutenir les efforts visant à rétablir la sécurité en Haïti. Elles ont également souligné l’importance de renforcer les institutions haïtiennes, le système judiciaire et les services publics, tout en faisant progresser les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration.
L’attaque contre un véhicule blindé de la FRG, à bord duquel se trouvaient des militaires salvadoriens, a particulièrement retenu l’attention des membres du Conseil. Les quatre soldats concernés sont portés disparus depuis cette attaque orchestrée à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets.
L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a condamné cette attaque et prévenu que les groupes armés ne parviendraient pas à intimider la coalition internationale ni à la contraindre à se retirer d’Haïti.
« Les gangs et leurs chefs qui ont perpétré cette attaque lâche, s’ils pensent pouvoir intimider cette coalition et la contraindre à se retirer, ont commis une terrible erreur », a-t-il déclaré.
Le diplomate américain a également indiqué que Washington estimait que les quatre militaires avaient survécu, malgré leur disparition. « Nous pensons que les quatre hommes ont survécu, mais ils sont toujours portés disparus », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Nous les ramènerons chez eux. »
De son côté, le représentant spécial de la FRG, Jack Christofides, a fait savoir que les groupes armés avaient intensifié leurs actions contre les forces chargées de les combattre.
Il a également signalé que des gangs avaient commis des meurtres en représailles dans certaines zones après des opérations menées par les forces haïtiennes et internationales.
« La réalité, c’est que nous ne pouvons pas être partout à la fois », a souligné Jack Christofides.
Parallèlement, le Guatemala a dépêché, hier dimanche, un nouveau contingent en Haïti dans le cadre de sa participation à la Force de répression des gangs. Selon l’armée guatémaltèque, les militaires ont quitté l’aéroport international La Aurora, à Guatemala City, à destination du territoire haïtien.
Ce contingent compte un peu plus de 50 personnes. En juin dernier, le président guatémaltèque, Bernardo Arévalo de León, avait annoncé l’objectif de mobiliser jusqu’à 300 militaires pour contribuer aux efforts internationaux en faveur du rétablissement de la sécurité en Haïti.
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