Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué ce mardi, lors d’un point de presse, le soutien des forces de sécurité étrangères aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAd’H) dans la lutte contre les gangs armés. Le chef du gouvernement a réaffirmé que la sécurité et l’organisation des élections constituaient les deux principales priorités de son administration.

Alix Didier Fils-Aimé a notamment rappelé que la Force de répression des gangs (FRG) avait un mandat jusqu’en mars 2027 en Haïti, avec l’appui des Nations unies.
Cette force, dit-il, dispose de plusieurs milliers de soldats dont des militaires salvadoriens, dans le cadre du dispositif international de soutien aux autorités haïtiennes.
Il présente la FRG comme un élément important du renforcement des efforts nationaux en matière de sécurité, ajoutant qu’elle a pour mission d’appuyer la PNH et les FAd’H dans leurs opérations contre les groupes armés, notamment dans les zones où ces derniers terrorisent la population.
Plusieurs pays, dont le Sri Lanka, le Guatemala, le Tchad, la Mongolie et la Jamaïque, participent à cette force multinationale, rappelle Alix Didier Fils-Aimé.
Le chef du gouvernement qui a assuré que les groupes criminels n’auront aucun répit dans les jours à venir.
Il a insisté sur le fait que les opérations de la FRG s’inscrivent dans une logique de coordination et que l’État haïtien conserve la direction politique et opérationnelle des forces déployées sur le territoire national.
« Chaque structure a sa propre mission », a-t-il fait saloir, soulignant que les opérations sont conduites sous l’autorité de l’État haïtien, avec la détermination de mettre fin à la présence des gangs armés.
Par ailleurs, Alix Didier Fils-Aimé a affirmé que son gouvernement a consenti d’importants investissements pour doter les forces de l’ordre des moyens nécessaires à la lutte contre l’insécurité.
Il a annoncé un renforcement des Forces armées d’Haïti, tant sur le plan des effectifs que des équipements. Aussi, il a évoqué l’acquisition de matériels, notamment de véhicules blindés, destinés à permettre à la police et à l’armée de mieux faire face aux attaques des groupes armés.
Il a ainsi réitéré sa volonté de renforcer les capacités opérationnelles des institutions chargées de garantir la sécurité de la population.
Fils-Aimé a assuré que la lutte contre les gangs ne se ferait pas au détriment des droits de la population.
« Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple, nous sommes en guerre contre les gangs », a-t-il déclaré, promettant que les autorités n’entendaient pas mettre la loi de côté dans la conduite des opérations.
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