Alors que le CEP ne n’est pas encore prononcé sur l’éventualité d’un nouveau report du scrutin, prévu le 13 décembre prochain, des associations patronales réclament la fixation d’un échéancier « réaliste et définitif », estimant qu’une telle démarche est nécessaire pour restaurer la confiance de la population.

Plusieurs associations du secteur privé appellent à la mise en place de conditions permettant la tenue d’élections crédibles, inclusives, libres et sécurisées. Elles estiment que le retour à l’ordre constitutionnel est indispensable au rétablissement de la confiance, de la sécurité et de l’activité économique dans le pays.
Dans une note conjointe, David Coles de l’ADIH, Jean Nathan Letang de la CCIH, Gérard Laborde de la CCIHC, et Jean Paul Faubert de l’Institut Macaya réclament des élections dans les meilleurs délais mais ils soutiennent que le scrutin ne doit pas se limiter à une simple formalité.
Les responsables de ces associations insistent sur la nécessité d’un processus garantissant une participation réelle, libre et équitable de la population et permettant de traduire fidèlement la volonté populaire.
Selon le secteur privé, la crédibilité du processus électoral repose notamment sur l’existence de conditions sécuritaires permettant aux citoyens de faire campagne et de voter librement. Il estime également nécessaire de garantir l’accès à l’enregistrement et au vote aux populations déplacées ainsi qu’aux habitants des zones difficiles d’accès.
Les responsables des associations signataires de la note demandent aux autorités chargées de l’organisation des élections d’agir avec indépendance, impartialité et transparence. Ils souhaitent également la publication régulière d’informations claires concernant l’enregistrement des électeurs, le financement du processus électoral et le dispositif sécuritaire.
Une observation électorale crédible ainsi que des mécanismes efficaces de règlement des contestations figurent également parmi les exigences formulées par le secteur privé.
Le secteur privé appelle ainsi les autorités à mobiliser rapidement les moyens logistiques, technologiques, sécuritaires et de communication nécessaires afin de favoriser un nombre maximal d’inscriptions et l’organisation d’un scrutin libre, transparent et sécurisé.
Les associations affirment noter que la Force de Répression des Gangs (FRG), appelée à appuyer la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H), n’est toujours pas pleinement opérationnelle.
Aussi, elles appellent les autorités nationales et leurs partenaires internationaux à accélérer son déploiement. Néanmoins, elles souhaitent également que la FRG puisse progressivement engager ses opérations sans attendre le déploiement complet de ses effectifs, afin de contribuer à l’amélioration des conditions sécuritaires nécessaires à la tenue des élections sur l’ensemble du territoire.
Les associations patronales invitent également les partis politiques à encourager leurs membres et sympathisants à s’enregistrer et à participer au scrutin. Elles les appellent à présenter des programmes réalistes et à respecter les règles démocratiques.
La société civile est, elle aussi, appelée à s’approprier le processus électoral et à contribuer, dans la mesure de ses moyens, à son bon déroulement.
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