Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, s’est entretenu, ce jeudi 15 octobre 2026 a Washington, avec le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin. Les discussions ont principalement porté sur la situation sécuritaire et le processus électoral en Haïti. Ces deux dossiers sont considérés comme prioritaires tant par le gouvernement haïtien et par l’organisation hémisphérique, alors que le processus électoral continue d’accuser du retard.

Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a qualifié de « constructif » son entretien, ce jeudi, avec le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, consacré aux principales priorités du pays.
Dans un message publié sur le réseau social X, le responsable de l’organisation hémisphérique a souligné que la sécurité et les élections constituent deux urgences étroitement liées, dans un contexte marqué par la persistance des violences des gangs armés et les incertitudes entourant le calendrier électoral.
« Nous avons discuté du renforcement de la coordination entre les institutions haïtiennes et leurs partenaires, ainsi que de l’avancement des préparatifs en vue d’un processus électoral crédible », a déclaré Albert Ramdin.
Le secrétaire général de l’OEA a également réaffirmé l’engagement de son organisation à soutenir des solutions élaborées et conduites par les haïtiens eux-mêmes.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre la collaboration avec les autorités haïtiennes, la Communauté caribéenne (CARICOM), l’Organisation des Nations unies (ONU) et les autres partenaires internationaux, afin de transformer les engagements pris en résultats concrets au bénéfice de la population.
Cette rencontre intervient alors que le processus électoral peine à progresser, malgré les engagements répétés des autorités en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a déjà publié, à deux reprises, un calendrier électoral sans parvenir à respecter les échéances annoncées.
La date du 13 décembre 2026, retenue pour l’organisation du premier tour des élections présidentielle et législatives, apparaît désormais difficile à tenir, notamment en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire.
À ce stade, le CEP n’a pas encore rendu public de calendrier électoral révisé, laissant planer des incertitudes sur les prochaines étapes du processus.
L’insécurité dans plusieurs régions du pays, les difficultés d’accès à certaines zones contrôlées par les groupes armés et les contraintes logistiques constituent autant d’obstacles à l’organisation d’élections crédibles et inclusives.
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