Port-au-Prince, 15 avril 2026. La mobilisation se poursuit dans les rues de la capitale. Après un premier mouvement lundi, les ouvriers sont revenus à la charge. Ils ont parcouru plusieurs axes, dont la zone dite « 3 mains », pour faire passer leur message.
Les protestataires exigent une hausse immédiate des salaires. Ils interpellent directement le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Ils demandent aussi des mesures sociales pour faire face à la hausse du coût de la vie.
Sur place, les slogans traduisent un malaise plus large. Les manifestants dénoncent la corruption, critiquent certaines autorités et pointent l’insécurité. Plusieurs pancartes visent également la gestion des institutions publiques.
Les revendications dépassent le cadre salarial. Des appels à des réformes ont été lancés contre l’Office National d’Assurance-Vieillesse et l’Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité. Les ouvriers rejettent toute idée de privatisation de ces organismes.
Ce mouvement s’inscrit dans un climat social tendu. Les manifestants lient leur mobilisation à la hausse des prix du carburant annoncée le 2 avril. Selon eux, cette décision a aggravé leurs conditions de vie.
Les ouvriers assurent vouloir rester pacifiques. Mais ils préviennent : la mobilisation continuera tant que leurs demandes ne seront pas satisfaites. Ils disent ne plus pouvoir faire face aux dépenses essentielles.
Ronald André
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