Le coordonnateur du Syndicat des policiers haïtiens (SPNH-17), l’inspecteur Gary Jean-Baptiste, continue de dénoncer la mauvaise gestion des ressources humaines au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH), notamment en ce qui concerne les unités spécialisées.
Selon lui, de nombreux agents bien formés, qui pourraient participer activement à la lutte contre les gangs armés, sont affectés à la sécurité de personnalités et même de plusieurs anciens hauts fonctionnaires de l’État.
À titre d’exemple, il cite le cas de l’ancien coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, qui disposerait, selon ses déclarations, d’environ une vingtaine d’agents du Groupe d’intervention de la PNH (GI-PNH), plus connu sous le nom de SWAT.
Ces policiers, qui travaillent 24 heures sur 24 en quatre équipes de cinq agents, n’auraient pas reçu les fonds prévus pour leur détachement. Une situation susceptible, selon lui, de provoquer des mécontentements au sein de l’unité.
Des anciens parlementaires et d’anciens directeurs généraux seraient également de grands consommateurs d’agents issus des unités spécialisées, dénonce-t-il, qualifiant cette situation de véritable désordre.
Par ailleurs, Gary Jean-Baptiste appelle le haut commandement de la police à revoir à la hausse les salaires des policiers. Il estime que le salaire de base devrait atteindre au moins 75 000 gourdes, contre environ 30 000 gourdes actuellement, en plus de 50 000 gourdes de frais mensuels sur la carte de débit.
Il plaide également pour une amélioration du système d’assurance maladie des agents et pour une meilleure prise en charge au centre de santé de Delmas 75, destiné aux policiers, afin de leur permettre de se soigner dans des conditions plus dignes.
Dodeley Orélus
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp


