La Force de répression des gangs (FRG) affirme vouloir maintenir la pression sur les gangs malgré les récents événements impliquant des membres du contingent salvadorien. Dans la Plaine du Cul-de-Sac, où les opérations se poursuivent, la situation humanitaire suscite de vives inquiétudes. Des habitants ont fui leurs domiciles, tandis que d’autres restent bloqués chez eux, privés de produits de première nécessité.

La Force de répression des gangs (FRG) réaffirme sa détermination à poursuivre sa mission dans le pays, malgré les récents événements ayant impliqué quatre membres du contingent salvadorien, actuellement portés disparus.
Dans un message publié ce lundi sur son compte X, la force assure que les actes de violence des groupes criminels ne l’empêcheront pas de remplir son mandat en faveur de la sécurité et de la stabilité du pays.
La FRG confirme également avoir reçu, par l’intermédiaire d’une organisation humanitaire tierce, des restes humains susceptibles d’appartenir aux quatre militaires salvadoriens disparus.
Elle précise toutefois qu’elle n’est pas encore en mesure de confirmer leur identité. La force promet de communiquer de nouvelles informations par ses canaux officiels dès que les éléments disponibles auront été vérifiés.
Cette déclaration intervient alors que les opérations de la FRG se poursuivent dans la Plaine du Cul-de-Sac, où les affrontements contribuent à aggraver la situation sécuritaire et humanitaire.
Selon Esaïe Beauchard, coordonnateur général du Regroupement des organisations sociopolitiques de l’opposition, de nombreux habitants ont fui leurs maisons au cours du week-end dernier en raison des violences dans la zone.
Le responsable affirme que plusieurs membres de groupes armés ont été tués au cours des opérations. Il signale également des victimes au sein de la population civile.
Esaïe Beauchard fait par ailleurs état de nombreux cadavres dispersés en différents endroits, dont certains sont abandonnés et livrés aux chiens. Une situation qui témoigne de la gravité des conditions dans lesquelles évoluent les habitants de cette partie de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Au-delà des déplacements de population, les difficultés rencontrées par les personnes qui n’ont pas pu quitter leur domicile constituent une autre source de préoccupation.
Selon Esaïe Beauchard, plusieurs habitants restent coincés chez eux, dans l’impossibilité de sortir en raison de l’insécurité. Certains sont privés d’eau potable, de nourriture et, dans certains cas, de médicaments.
Une situation qui expose les personnes les plus vulnérables à des risques supplémentaires, notamment les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrants de maladies chroniques.
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