Pétion-Ville, 16 avril 2026. Selon les autorités, cette rencontre a pour objectif d’aligner les actions du secteur environnemental sur les axes stratégiques de l’État, notamment en matière de sécurité, d’organisation des élections et de relance économique. Les discussions s’articulent autour de quatre priorités définies pour la période 2026–2027 : la gestion des déchets, la réhabilitation environnementale, la gouvernance du secteur et le financement de l’action climatique.
La première journée est consacrée à un dialogue stratégique de haut niveau, incluant des interventions officielles et une session d’échanges avec les partenaires afin d’identifier des synergies et opportunités de collaboration. La deuxième journée doit être marquée par des travaux techniques, des panels et des ateliers participatifs visant à définir des actions concrètes à court et moyen terme, notamment dans la gestion des déchets et celle des bassins versants, selon une approche intégrée dite « de la montagne à la mer ».
Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a souligné l’importance de cette démarche pour structurer l’action publique en matière environnementale. « Cette initiative vise à mieux structurer l’action environnementale en Haïti, en orientant les interventions vers des priorités claires et des résultats concrets au bénéfice des populations », a-t-il déclaré.
Le titulaire du MdE a également insisté sur l’urgence d’agir face à la dégradation de l’environnement, qualifiée de situation critique, rappelant que les orientations fixées par le gouvernement font de ce secteur une priorité nationale. Il a présenté plusieurs programmes phares, dont « Kombit Zéro Déchets », visant à renforcer les systèmes de collecte et à appuyer les collectivités territoriales, ainsi que des initiatives de reforestation communautaire et de gestion durable des ressources naturelles.
Prenant la parole au nom du Système des Nations Unies, la coordonnatrice résidente et humanitaire, Nicole Boni Kouassi, a exprimé sa solidarité envers les victimes du drame de la Citadelle, tout en soulignant les défis humanitaires et environnementaux auxquels le pays est confronté. Elle a rappelé que près de 1,4 million de personnes sont déplacées et que 5,7 millions font face à une insécurité alimentaire aiguë, dans un contexte aggravé par la vulnérabilité environnementale.
Mme Kouassi a insisté sur les liens étroits entre dégradation environnementale et crises humanitaires, évoquant notamment les inondations qui détruisent les moyens de subsistance. Elle a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes, dont le Programme des Nations Unies pour le développement, la Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole, à soutenir les projets environnementaux et à accompagner les efforts nationaux.
De son côté, le directeur de cabinet du Premier ministre, Axène Joseph, a replacé cette initiative dans le contexte d’une crise multidimensionnelle marquée par l’insécurité. Il a rappelé que les priorités du gouvernement portent sur la sécurité, les élections et la relance économique, tout en qualifiant l’environnement d’« urgence nationale ».
Les autorités espèrent que cette table sectorielle débouchera sur des engagements concrets et des résultats tangibles sur le terrain, dans une perspective de renforcement de la résilience et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Ronald André
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