Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, hier lundi 5 octobre, la prolongation de plusieurs échéances du processus électoral. Il s’agit notamment de la période d’inscription des candidats et de dépôt des pièces requises. Une décision qui laisse désormais peu de doute sur le report, de fait, du scrutin initialement prévu le 13 décembre 2026.

Dans une note rendue publique, le CEP explique que ce réaménagement intervient à la suite des consultations menées avec les acteurs politiques et de l’adoption, en conseil des ministres, des modifications apportées au décret électoral du 2 juin 2026.
La période d’inscription en ligne des candidats ainsi que celle consacrée au dépôt des documents exigés est désormais prolongée jusqu’au 31 octobre 2026.
Selon le CEP, cette mesure doit permettre aux candidats et aux structures politiques concernées de disposer du temps nécessaire pour accomplir les formalités prévues par le cadre légal et réglementaire.
La période initialement prévue pour la campagne électorale est elle aussi reportée. Le CEP indique que les nouvelles dates de début et de fin de la campagne seront communiquées ultérieurement. Il annonce un calendrier électoral qui doit encore être actualisé et finalisé avec les structures politiques habilitées à participer au processus.
Le Conseil électoral ne fixe donc, pour l’heure, aucune nouvelle date pour le scrutin. Il affirme travailler à l’élaboration d’un calendrier électoral actualisé, tenant compte des nouvelles dispositions du décret électoral ainsi que des exigences techniques et opérationnelles nécessaires à la réalisation des différentes étapes du processus.
Cette absence de nouvelle date précise revient, dans les faits, à repousser le scrutin du 13 décembre sans toutefois annoncer officiellement une nouvelle échéance.
Selon des informations parvenues à notre rédaction, l’élection présidentielle pourrait finalement se tenir en 2027 et le président élu devrait alors prêter serment le 7 février 2028.
Ces informations n’ont toutefois pas encore été confirmées officiellement par le CEP, qui promet de rendre public le calendrier électoral révisé « dans les meilleurs délais ».
Parallèlement, le CEP précise que l’inscription des électeurs se poursuit. Il invite les citoyens remplissant les conditions requises à effectuer les démarches nécessaires afin de pouvoir participer aux prochaines élections.
Le nouveau réaménagement du calendrier électoral ravive également les interrogations sur la capacité des autorités à respecter les échéances annoncées.
Il s’agit, en effet, du troisième calendrier électoral proposé par le CEP alors que les deux précédents n’ont pas permis d’aboutir à la tenue des scrutins dans les délais annoncés.
Le nouveau calendrier, une fois publié, devra donc convaincre les acteurs politiques et la population de sa faisabilité dans un contexte marqué par de nombreux retards et incertitudes.
Le CEP assure pour sa part vouloir maintenir un dialogue avec les partis et groupements politiques et poursuivre les préparatifs en vue de l’organisation d’élections qu’il souhaite « crédibles, transparentes et inclusives ».
Mais en prolongeant jusqu’à la fin octobre les inscriptions des candidats et en reportant la campagne électorale, sans annoncer de nouvelle date pour le vote, le Conseil électoral semble surtout avoir acté le report du scrutin du 13 décembre 2026.
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